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La datation par les séries de l'uranium en archéologie : nouvelles applications à la datation de l'art rupestre et des fossiles humains.

Aubert, Maxime (2009). La datation par les séries de l'uranium en archéologie : nouvelles applications à la datation de l'art rupestre et des fossiles humains. Thèse. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Doctorat en sciences de la terre, 186 p.

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Résumé

L’introduction de la datation absolue en archéologie entraîna une véritable révolution pour la discipline, particulièrement avec le développement de la datation au radiocarbone à la fin des années 1940. Depuis, d’autres méthodes de datation absolues ont été appliquées en archéologie, comme la datation par les séries de l’uranium. Néanmoins, certains matériaux archéologiques, notamment l’art rupestre et les fossiles humains, demeurent très difficiles à dater. Les dessins, les peintures et les gravures sur support rocheux appelés art rupestre sont un des traits caractéristiques de l’Homme moderne (Homo sapiens sapiens). La difficulté d’obtenir l’âge de ces oeuvres limite considérablement leur intégration aux autres données archéologiques et environnementales. Dans cette recherche, la dernière génération d’équipement analytique moderne a été utilisée afin de dater les oeuvres rupestres qui sont naturellement microstratifiées avec ou recouvertes d’enduits minéraux. Les dépôts de carbonate ainsi que les vernis minéraux ont été étudiés afin de déterminer la possibilité d’utiliser les séries de l’uranium comme méthode de datation. Les résultats obtenus démontrent la possibilité d’utiliser cette technique pour dater les oeuvres rupestres préhistoriques. Elle permettra ainsi de placer ces oeuvres dans leurs contextes temporaux et environnementaux. Afin de connaître l’évolution de l’espèce humaine, il est impératif de pouvoir dater les fossiles humains. Toutefois, ceci ne se fait pas sans entraves. En effet, pour les spécimens âgés de plus de cinquante mille ans, on ne peut pas utiliser la méthode au radiocarbone. De plus, comme les échantillons sont très précieux, toute méthode de datation doit éviter ou minimiser au maximum leur destruction. La spectrométrie de masse à multicollecteurs couplée à un système à ablation laser a donc été utilisée afin de modéliser l’incorporation et la diffusion de l’uranium dans les os et les dents fossiles. Et cette technique révolutionnaire permet la datation des fossiles humains tout en minimisant la détérioration de l’échantillon.

Type de document: Thèse
Directeur de mémoire/thèse: Richer-Laflèche, Marc
Co-directeurs de mémoire/thèse: Watchman, Alan; Arsenault, Daniel
Mots-clés libres: datation; archéologie; spectrométrie; minéraux; uranium; art rupestre; fossiles humains
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 12 nov. 2012 15:52
Dernière modification: 06 nov. 2015 19:09
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/470

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