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Projet d'acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES Estrie): Rapport d'étape de la phase 1.

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Lefebvre, René; Ballard, Jean-Marc; Raynauld, Mélanie; Huchet, François; Colléau, Élise; Laurencelle, Marc (2019). Projet d'acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES Estrie): Rapport d'étape de la phase 1. Rapport de recherche (R1851). INRS, Centre Eau Terre Environnement, Québec.

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Résumé

Ce premier rapport d’étape décrit l’état d’avancement après la phase 1 du Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines en Estrie (PACES Estrie) dont la réalisation est sous la responsabilité du Centre Eau Terre Environnement de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-ETE). Ce projet est supporté principalement par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) du Québec ainsi que par des contributions monétaires et en nature de la part des partenaires régionaux du projet, soient la ville de Sherbrooke et les cinq (5) municipalités régionales de comté (MRC) comprises dans la région d’étude : Coaticook, Le Haut-Saint-François, Le Granit, Le Val-Saint-François et Memphrémagog. La région d’étude de 10 695 km² couvre en partie les territoires de deux (2) organismes de bassin versant (OBV) qui sont partenaires de la réalisation du projet, soient le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) et le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC). Le PACES Estrie a pour objectif général de dresser un portrait des ressources régionales en eau souterraine. Le projet a aussi des objectifs spécifiques : 1) accompagner les municipalités de l’Estrie pour la protection de leurs prélèvements d’eau potable, 2) aborder des problématiques régionales d’intérêt particulier pour l’Estrie, notamment le potentiel des aquifères granulaires et la présence d’arsenic affectant la potabilité de l’eau, et 3) assurer le transfert des connaissances aux partenaires régionaux pendant la réalisation du projet. Les limites de la région d’étude de 10 695 km² ont été définies de façon à assurer une couverture complète à la fois des MRC de l’Estrie et de la partie amont du bassin versant de la rivière Saint-François qui n’avait pas été couverte par un projet PACES antérieur. Dans la région d’étude, 66 des 97 municipalités possèdent un réseau de distribution d’eau potable. Dans la région d’étude, c’est l’eau souterraine qui est la source d’approvisionnement la plus utilisée pour la majorité des municipalités, même si les municipalités les plus importantes de la région s’approvisionnent en eau de surface (Sherbrooke, Magog). Près de 40 % de la population (356 096) s’approvisionne à partir de l’eau souterraine, dont environ 26 % via des puits privés. Tel que prévu, la phase 1 du projet a été surtout consacrée à la compilation des données existantes qui ont été en grande partie obtenues de ministères québécois via le MELCC. Une version préliminaire de plusieurs des livrables cartographiques a pu être produite à partir des données acquises. Le présent rapport contient les principaux éléments suivants : une description du projet, un bref résumé des travaux antérieurs, l’inventaire des données existantes, une description de la région d’étude sur la base des cartes produites pour en faire le portrait initial (conditions générales, occupation du territoire, contextes géologiques et hydrogéologiques, conditions hydrogéologiques). Le rapport documente aussi les problématiques régionales dont certaines feront l’objet de travaux spécifiques qui sont brièvement décrits. Le programme de caractérisation qui sera réalisé dans le cadre de la phase 2 du projet est aussi décrit. Ces travaux comprennent surtout le forage et l’installation de puits d’observation à ajouter au Réseau de suivi des eaux souterraines du Québec (RSESQ) du MELCC ainsi que l’échantillonnage de l’eau souterraine de puits résidentiels et municipaux et l’analyse chimique et isotopique de cette eau. La compilation des données existantes à partir de bases de données publiques ou obtenues du MELCC est en grande partie complétée. Le rapport identifie les données qui restent à acquérir. Les données disponibles ont en grande partie été intégrées dans la base de données du projet. L’assemblage des rapports d’intérêt hydrogéologique et la compilation des données qu’ils contiennent étaient en voie de réalisation au moment de produire le rapport. La topographie de la région d’étude est marquée par de grandes vallées, où se concentrent les agglomérations importantes, ainsi que des hauts topographiques importants qui sont moins populeux. Les MRC de Coaticook et du Val-Saint-François ont un caractère agricole tandis qu’un couvert forestier est présent ailleurs. Les zones urbaines les plus importantes se trouvent de Sherbrooke à Magog. Toute la région d’étude recouvre différents domaines de la province géologique des Appalaches. Notre évaluation des propriétés hydrauliques de l’aquifère rocheux fracturé régional à partir des données existantes montre une faible productivité. Le potentiel aquifère se concentre donc dans les vallées enfouies comblées d’épaisses accumulations de sédiments excédant 20 m. Le projet profite d’une cartographie récente des sédiments superficiels ainsi que d’un modèle 3D de la distribution des sédiments superficiels. Ces données vont servir de base à une évaluation plus détaillée du potentiel aquifère des dépôts meubles. Des coupes géologiques perpendiculairement aux vallées ont été produites pour certains approvisionnements municipaux ainsi qu’à l’échelle régionale. Ces coupes permettent de préciser le potentiel aquifère dans les vallées enfouies qui fera l’objet de travaux plus approfondis. Ces coupes et les conditions hydrogéologiques montrent que la région d’étude présente deux contextes hydrogéologiques distincts, soient les hauts topographiques et les vallées. Dans les hauts topographiques, la couverture plus faible de sédiments permet une recharge de l’aquifère rocheux régional. Dans les vallées, l’eau souterraine qui a circulé dans le roc émerge à travers les sédiments comblant les vallées. Le premier atelier RQES auquel les partenaires régionaux ont participé a permis d’identifier les principales problématiques régionales reliées aux ressources en eau souterraine. Certaines de ces problématiques seront abordées dans le cadre normal du PACES, notamment le niveau d’exploitation de l’eau souterraine (particulièrement par les grands préleveurs), la localisation des zones de recharge, la connectivité entre les eaux souterraines et les eaux de surface et la qualité de l’eau souterraine. La problématique de la présence naturelle d’arsenic dans l’eau souterraine de la région fera toutefois l’objet d’une attention particulière pour en déterminer l’importance, la distribution spatiale et les causes. La vulnérabilité des approvisionnements municipaux fera aussi l’objet de travaux spécifiques basés sur la composition géochimique et isotopique de l’eau souterraine ainsi que d’indicateurs de son temps de résidence. Certaines problématiques exigeant des travaux spécifiques ne pourront toutefois pas être abordées directement dans le cadre du projet, mais des indications pourraient être données par la caractérisation régionale de la qualité de l’eau souterraine : la contamination par les installations sceptiques et les lieux d’enfouissement ainsi que l’impact des activités agricoles et des mines. Nous allons aussi profiter de la campagne d’échantillonnage de l’eau souterraine pour sensibiliser les propriétaires visités à l’entretien de leurs puits. D’autres moyens de sensibilisation seront aussi envisagés dans le cadre du projet pour rejoindre un plus grand nombre de propriétaires de puits. Le rapport décrit le programme de caractérisation hydrogéologique réalisé lors de l’été 2019. Des efforts ont surtout été faits pour définir le programme d’échantillonnage de l’eau souterraine en considérant les données géochimiques disponibles à partir des projets PACES antérieurs à la périphérie de la région d’étude ainsi que les données obtenues du suivi de la qualité des approvisionnements municipaux prélevant de l’eau souterraine. L’approche choisie est de distribuer spatialement les échantillons pour assurer une couverture de toute la région, tout en ayant une plus grande densité d’échantillons dans les secteurs à fort usage ou avec des problématiques particulières (notamment l’arsenic) ainsi que le long de grandes sections géochimiques traversant toute la région d’étude. D’autres échantillons seront aussi prélevés à 15 des approvisionnements municipaux de catégorie 1 qui feront l’objet d’une caractérisation géochimique plus détaillée pour aider à définir leur vulnérabilité. Aussi, 10 nouveaux sites de forage ont été identifiés pour compléter le RSESQ en Estrie qui comptait initialement peu de puits d’observation (5).

Type de document: Rapport
Mots-clés libres: eaux souterraines; Estrie; Québec; eau potable; puits;
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 30 janv. 2020 22:08
Dernière modification: 30 janv. 2020 22:08
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/9670

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