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Saint-Léonard, banlieue italienne : anatomie d'une mutation.

Pazzi, Lara (2012). Saint-Léonard, banlieue italienne : anatomie d'une mutation. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en études urbaines.

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Résumé

Saint-Léonard représente la banlieue italienne par excellence. Cela dit, elle connaît depuis une bonne dizaine d’années des mutations importantes qui tendent à l’éloigner de cette image. Ces transformations sont de natures multiples : urbaines, d’abord (diversification du parc résidentiel, nouveaux équipements collectifs, apparition de secteurs dégradés, etc.) ; sociodémographiques, ensuite (diversification de l’immigration, vieillissement de la population, etc.) ; politico-administratives (Saint-Léonard devient un arrondissement de la ville de Montréal en 2002) ; économiques, enfin (évolution de l’emploi via un rétrécissement de son secteur industriel, évolution à la baisse de la moyenne des revenus des ménages, etc.). Ce mémoire vise à faire l’anatomie des mutations importantes qui ont changé la nature du quartier (entendu au sens large) afin de les comprendre depuis une perspective ethnographique : à travers ce prisme, nous serons en mesure de décrire finement certaines composantes. Nous faisons par ailleurs le choix de privilégier deux des facteurs de ces changements : ainsi, notre hypothèse de travail consiste à mettre l’accent sur les transformations démographiques et les transformations du cadre bâti affectant Saint-Léonard. Cette étude ethnographique comporte deux stratégies méthodologiques. Nous partons d’abord d’un traitement statistique des données de recensement, que nous complétons ensuite par une revue de presse, particulièrement en ce qui concerne les transformations du cadre bâti. Au terme de cette recherche, nous montrons que le quartier Saint-Léonard est passé d’une banlieue canadienne-française, puis largement – mais non exclusivement – italienne, à un quartier multiethnique encore dominé par la communauté italienne (1ères et 2èmes générations). Cette transformation sociodémographique passe d’une part par le vieillissement des premières générations d’immigrants italiens, et d’autre part par l’arrivée d’immigrants venant notamment d’Algérie. Enfin, nous montrons que la rétention des 1ères générations d’Italiens, l’attraction et/ou la rétention des 2èmes générations, et l’arrivée d’immigrants venant de nouveaux pays d’origine passent par une transformation de la typologie résidentielle : les aînés se relocalisent peu à peu dans des tours, les 2èmes générations choisissent les nouvelles maisons unifamiliales, alors que les nouveaux immigrants occupent les duplex délaissées par les Italiens. Ceci n’est pas sans rappeler le schéma de l’École de Chicago, invasion/succession. Nous montrons également que les nouveaux types d’habitats (les tours et les maisons unifamiliales cossues) sont construits par des Italiens, ce qui nous amène à poser en conclusion l’hypothèse d’une mutation orchestrée par la communauté italienne ===== Saint-Leonard perfectly represents the Italian suburb. Nonetheless, in the last ten years it has been facing important mutations pushing it away from that image. These transformations have multiple origins: urban, to begin with, diversifying its residential options and appearance of deteriorated sectors; socio-demographic, diversified immigration, aging population, etc.; politic-administrative, since Saint-Leonard becomes a neighborhood of Montreal in 2002; finally, economic, due to a contraction in its industrial sector reducing the average household income. This thesis analyses the important mutations that are changing the nature of this neighborhood (in its larger sense). In order to understand them from an ethnographic perspective we describe in detail two elements affecting Saint-Leonard: the demographic transformations and the transformations in its built environment. This ethnographic study is complemented by two methodologies or research strategies. First, we analyse statistical data from different census, then we review several news articles, particularly, those concerning the changes in its built environment. At the end, we show that Saint-Leonard, considered by many a French-Canadian neighborhood with Italian majority, has become a multiethnic neighborhood still dominated by the Italian community (1st and 2nd generations). This socio-demographic transformation is caused by the aging population of Italian immigrants (1st generation) as well as the arrival of new immigrants coming, mainly, from Algeria. Moreover, we show that the retention of 1st generation Italians, as well as the retention or attraction of 2nd generations, and the arrival of new immigrants coming from other countries, lead to a transformation of the residential typology: the seniors moving into residential towers; the 2nd generations choosing the single-family homes, while the new immigrants living in the duplex left by the Italians. Here, we must remember the invasion/succession pattern proposed by the School of Chicago. Furthermore, we show that the newly created habitats (towers and comfortable single-family houses) are built by the Italians, which make us conclude with the hypothesis of a mutation orchestrated by the Italian community.

Type de document: Thèse Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Ledent, Jacques
Co-directeurs de mémoire/thèse: Germain, Annick
Mots-clés libres: Saint-Léonard; banlieue; mutations; Italiens; immigration; démographie; cadre bâti; quartier multiethnique ===== Saint-Léonard neighborhood; mutations; Italians; Immigration; demography; built environment; quarter multiethnic.
Centre: Centre Urbanisation Culture Société
Date de dépôt: 22 janv. 2013 16:57
Dernière modification: 17 juill. 2015 16:36
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/849

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