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Les lieux de sociabilité publique des jeunes d'origine haïtienne : étude de cas : Saint-Léonard (Montréal) et Saint-François (Laval).

Ismé, Chantal (2011). Les lieux de sociabilité publique des jeunes d'origine haïtienne : étude de cas : Saint-Léonard (Montréal) et Saint-François (Laval). Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en études urbaines, 123 p.

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Résumé

La diversité ethnique accrue des métropoles induit de nouvelles dynamiques de cohabitation dans l’espace public urbain. Les jeunes, caractérisés par leur «omniprésence» dans l’espace public, constituent un champ d’étude privilégié pour examiner les rapports interethniques et les enjeux identitaires ancrés dans les espaces urbains. Les jeunes d'origine haïtienne, qui représentent une portion non négligeable des jeunes issus de l’immigration, sont pourtant peu étudiés sous l’angle de leur ancrage territorial dans les lieux de sociabilité. Ce mémoire tente de saisir les modes de sociabilité publique des jeunes d’origine haïtienne et d’investiguer plus particulièrement les lieux de ces échanges. Il porte également sur les relations que tissent ces jeunes avec d’autres jeunes d’origines ethniques minoritaires, notamment les jeunes d’origine italienne avec lesquels ils se retrouvent dans ces lieux, compte tenu de la propension des familles d’origine haïtienne et italienne à résider dans les mêmes quartiers de la région montréalaise. Pour faire ressortir ces modes de sociabilité, deux quartiers contrastés sont sélectionnés, Saint-Léonard (Montréal) et Saint-François (Laval), le poids de l’aménagement spécifique des espaces publics devant être pris en compte dans les dynamiques de sociabilité. L’urbanisation et l’aménagement des espaces publics contribuent dans la création des lieux de sociabilité qui se sont avérés de trois catégories pour les jeunes : les lieux de loisirs, plus "formels", les lieux "d’errance" et les lieux de transition, plus "inusités". L’ethnicité est mobilisée différemment dans les mécanismes de liens sociaux selon l’ancienneté de l’immigration et le poids démographique dans le quartier, de même que le statut social. Elle se conjugue sous la forme de velléités hégémoniques ou comme outil de visibilité. En filigrane, la stigmatisation de la communauté haïtienne s’ajoute comme paramètre incontournable. Des questions restent en suspens telle l’influence du genre sur les lieux de sociabilité publique et la gestion des conflits en ces lieux ======= Increasing ethnic diversity in the metropolis is creating new dynamics of coexistence in urban public space. Youth, characterized by their omnipresence in public space, is an important field of study for researchers of urban interethnic relations and identity issues. The youth of Haitian descent, who represent a significant portion of immigrant youth, are nonetheless to date understudied in terms of the role that territory plays in their sociability. This thesis aims to capture the different modes of public sociability of Haitian youth and to examine in particular the locations of these exchanges. Furthermore, it examines the relationships connecting these youth with those from other ethnic minorities, in particular, Italian youth, given the tendency of Haitian and Italian families to co-exist in the same neighbourhoods throughout the Montréal region. To highlight these modes of sociability, two contrasting neighbourhoods were selected: Saint Leonard (Montreal) and Saint-François (Laval), taking into consideration the importance of the development of public spaces in the dynamics of public sociability. Urbanization and the development of public spaces are involved in the creation of places of sociability through three categories: more formal, places of recreation, "wandering" places and those more "unusual" places of transition. Ethnicity is mobilized differently through processes of creating social bonds in relation to immigration seniority, demographic presence in the neighbourhood, as well as social status. It can take the form of hegemonic ambitions or of a visibility tool. Implicitly, the stigmatization of the Haitian community is an unavoidable parameter. Certain questions remain unresolved such as the influence of gender on public sociability place-making and conflict management in these places.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Germain, Annick
Mots-clés libres: Sociabilité; jeune; espace public; lieu; ancrage territorial; quartier; ethnicité; immigration; Haïtien; cohabitation; rapport; relation interethnique; Montréal; Laval ===== Sociability; youth; public space; ethnicity
Centre: Centre Urbanisation Culture Société
Date de dépôt: 21 juin 2012 20:29
Dernière modification: 17 juill. 2015 16:27
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/80

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