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Étude des modes d'induction d'une immunité mucosale contre le virus de l'immunodéficience humaine chez la souris et le lapin

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Coutsinos, Zoï (1994). Étude des modes d'induction d'une immunité mucosale contre le virus de l'immunodéficience humaine chez la souris et le lapin Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 258 p.

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Résumé

Dans la dernière décennie, des efforts sans précédant à l'échelle mondiale ont été déployés pour comprendre et combattre le virus de l'immunodéficienoe humaine (Vlli) et la maladie qu'il induit. Bien que les campagnes de prévention et d'information aient été importantes, le nombre de cas ne cesse d'augmenter. L'absence d'une cure et l'issue fatal du syndrome de l'immunodéficience acquise(SIDA) font que le développement d'un vaccin s'impose comme une nécessité des plus grandes.

Les modèles expérimentaux de vaccin contre le Vlli et d'autres lentivirus, notamment le SIV et le FIV, qui sont présentement en évaluation sont constitués soit de particules virales atténuées ou inactivées, de virus recombinants exprimant certains gènes du VIH, de peptides synthétiques dans des épitopes choisis, d'anticorps anti-idiotypiques, de sous-unités virales naturelles ou recombinantes et d'immunosomes-VIH et -SIV. Jusqu'à présent, la majorité des études de vaccination dans lesquelles une immunité protectrice a été rapportée dans les modèles chimpanzé-VIH, macaque-SIV et chat-FIV, les auteurs ont suivi des protocoles d'immunisation parentérale et l'épreuve a été intraveineuse. Or, bien que le VIH puisse être transmis par le sang et les dérivés sanguins (voie parentérale), les contacts homo- et hétérosexuels représentent la voie principale de transmission du virus. na été clairement démontré que le virus peut pénétrer les muqueuses génitales et colorectales même si celles-ci sont dépourvues de lésions. En général, les muqueuses représ~ntent une barrière physique et une barrière immunologique qui protège avec efficacité l'organisme contre les pathogènes rencontrés en ces lieux. Etant donné que l'immunité au niveau des muqueuses n'est pas stimulée par les protocoles d'immunisation conventionnels, et vue la transmission sexuelle du VIH, nous avons émis l'hypothèse selon laquelle l'induction d'une immunité mucosale associée à l'immunité humorale et cellulaire pourrait s'avérer essentielle à la protection contre l'infection par le VIH. Peu de travaux ont été publiés concernant les conditions optimales d'immunisation capables de stimuler le système immunitaire dans sa totalité.

Dans notre projet, utilisant les immunosomes-VIH comme vaccin, nous avons voulu définir les paramètres requis pour obtenir une stimulation maximale à la fois de l'immunité mucosale et systémique chez les animaux de laboratoire. Nous avons d'abord évalué, chez la souris, les paramètres tels que le nombre, la voie, le type, la durée des immunisations ainsi que l'intervalle entre chacune d'elles. Différentes combinaisons de vaccinations mucosale-parentérale et parentérale-mucosale ont été aussi analysées. Les protocoles qui nous ont semblé les plus performants ont été ensuite évalués chez le lapin. Nous avons déterminé le titre et l'isotype des anticorps qui reconnaissent spécifiquement le VIH dans les échantillons prélevés dans le sang et dans les différents compartiments mucosaux. De plus, l'activité neutralisante des anticorps de certains échantillons a été évaluée par deux méthodes différentes.

Nous avons montré que les immunisations parentérales seules ne stimulent pas l'immunité mucosale, malgré qu'elles induisent la production d'anticorps sériques. Au contraire, il est possible d'induire à la fois une forte réponse systémique et mucosale par un protocole à interventions mucosales seulement. Cette réponse, qui est dépendante de la fréquence et la durée des immunisations, est encore plus élevée lorsque les interventions mucosales et parentérales sont combinées. En général, les protocoles où les immunisations mucosales précèdent l'intervention intramusculaire semblent être plus efficaces à cet effet. Par ailleurs, le système immunitaire est vigoureusement stimulé lorsqu'une intervention intradermique suit les immunisations mucosales et intramusculaire. Ceci est démontré par les titres considérables des anticorps de tous les isotypes au niveau du sérum et des différents compartiments mucosaux. Les anticorps qui sont induits reconnaissent spécifiquement le Vlli et sont capables de neutraliser l'infectivité du virus in vitro. Nos résultats montrent que les immunisations mucosales et par voie intradermique devraient être sérieusement considérées dans l'établissement de protocoles d'immunisation contre le voe chez l'humain.

Type de document: Thèse Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Thibodeau, Lise
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 08 sept. 2018 22:05
Dernière modification: 08 sept. 2018 22:05
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/7562

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