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Galanines plasmatique et pancréatique à l'exercice

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Milot, Martin (1995). Galanines plasmatique et pancréatique à l'exercice Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en science expérimentale de la santé, 110 p.

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Résumé

Il est démontré que l'exercice physique d'une intensité suffisamment élevée provoque une diminution de la concentration d'insuline circulante. La diminution de la sécrétion d'insuline semble être principalement provoquée par la libération locale de noradrénaline par les terminaisons nerveuses sympathiques situées dans les îlots de Langerhans. La galanine, neuropeptide relâché dans le pancréas, pourrait aussi potentiellement jouer un rôle dans l'inhibition de la sécrétion de l'insuline à l'exercice. Au repos, l'infusion intraveineuse de galanine atténue la sécrétion d'insuline provoquée par une infusion de glucose chez le chien éveillé. De même, la stimulation électrique du nerf pancréatique chez le chien anesthésié produit une augmentation de la concentration plasmatique de galanine et de noradrénaline parallèlement à une inhibition partielle de la sécrétion d'insuline. Ces résultats rapportés dans la littérature suggèrent une implication possible de la galanine dans Je contrôle de l'insulinémie à 1 'exercice. Le but de cette étude est donc de déterminer si une augmentation de la concentration de galanine en circulation pourrait survenir suite à l'activation du système nerveux sympathique provoquée par l'activité physique.

Deux études ont été réalisées chez l'humain pour évaluer la concentration plasmatique de galanine à l'exercice. Nous avons étudié le problème à l'exercice sous-maximal (60 minutes à 58% du vol max) de même que lors d'un exercice progressif maximal menant au V01 max, efforts suffisants pour provoquer une activation du système nerveux sympathique. Les concentrations plasmatiques d'adrénaline et de noradrénaline ont augmenté (p<0,05) pour les deux protocoles sans toutefois que la concentration plasmatique de galanine ne varie de façon significative. Suite à ces observations, nous avons émis l'hypothèse que le foie pouvait extraire de la circulation, la galanine sécrétée avant qu'elle n'atteigne la périphérie. Pour le vérifier, il nous fallait donc effectuer des prélèvements plus près du site de libération soit, le pancréas.

Une troisième étude fut donc réalisée en utilisant le rat, permettant les prélèvements du tissu pancréatique, du sang veineux portal (VP) et du sang de la veine cave (VC). Le protocole d'exercice utilisé consistait en une épreuve de nage de 30 minutes avec surcharge de 5 % du poids corporel. Les animaux étaient aléatoirement séparés en 2 groupes selon l'injection pré-exercice. Le premier groupe recevait une injection intraveineuse (i.v.) de soluté physiologique. L'autre recevait une injection i.v. d'une solution de D-glucose(0,7g/kg) de façon à provoquer une hyperglycémie et à stimuler l'ensemble du système de régulation de la glycémie. Pour le groupe ayant reçu le glucose, une partie des animaux étaient à jeun 12 à 15 heures avant l'expérimentation alors que l'autre partie des animaux étaient nourris sans restriction. Tous les groupes étaient ens1.:1ite séparés en sous-groupes soit, exercice et repos.

Des résultats significatifs ont été obtenus pour les rats en condition d'hyperglycémie et qui avaient été nourris. Après 30 minutes d'exercice, ces rats montraient une concentration . plasmatique en noradrénaline significativement plus élevée (p<O,O5) et une concentration plasmatique en galanine presque 2 fois plus élevée (p<0,05) que les rats étudiés au repos. De plus, le contenu pancréatique en galanine était aussi significativement plus élevé (p<O,O5) pour ces rats après l'exercice.

Nous observons donc. chez l'humain. une absence de variation de la galanine plasmatique à l'exercice pour des prélèvements effectués en périphérie et ce.,en dépit d'une activation. significative du système nerveux sympathique. Par contre, les résultats chez le rat en condition hyperglycémique suggèrent une libération de galanine dans le plasma suite à un exercice de 30 minutes, suffisamment intense pour activer le système nerveux sympathique. Cette augmentation est parallèle à celle de la concentration plasmatique de noradrénaline et de glucose et à la diminution de la concentration plasmatique d'insuline. De plus, le contenu pancréatique en galanine est augmenté suite à l'exercice, suggérant une néosynthèse de galanine associée à l'exercice.

Ces résultats ouvrent la porte à des études sur les états hyperglycémiques, notamment chez les diabétiques de type II, pathologie fortement liée à l'obésité. Des études additionnelles sur la galanine pourraient venir ajouter des éléments physiologiques à la compréhension de la pathologie et pourraient fournir des arguments à la prescription de l'activité physique comme faisant partie de la thérapeutique à utiliser.

Type de document: Thèse Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Gareau, Raynald
Co-directeurs de mémoire/thèse: Trudeau, François
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 08 sept. 2018 21:47
Dernière modification: 08 sept. 2018 21:47
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/7549

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