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La cystéine protéase B régule la virulence de Leishmania mexicana par la modulation de l'expression de GP63

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Casgrain, Pierre-André (2015). La cystéine protéase B régule la virulence de Leishmania mexicana par la modulation de l'expression de GP63 Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 95 p.

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Résumé

Leishmania échappe au système immunitaire en survivant et se multipliant dans les phagolysosomes de macrophages. Par contre, il doit être en mesure de modifier la maturation de ceux-ci. Certaines espèces de Leishmania comme L. donovani et L. major sont capables d’interférer avec la biogenèse des phagolysosomes. Toutefois, certaines espèces comme L. amazonensis et L. mexicana n’ont pas besoin de bloquer la fusion des vésicules de la phagocytose. Au contraire, ils tendent à rapatrier le plus de vésicules possible pour étendre leur volume. Avec toutes ces fusions, les vacuoles, qui ne contenaient qu’un seul parasite, se regroupent en vacuole géante pour former une vacuole communale. De cette façon, les agents oxydatifs et les hydrolases du macrophage sont en trop faible concentration pour être efficaces et le parasite peut survivre et poursuivre sa différenciation en amastigote. Pour L. donovani, souche à vacuole individuelle, le lipophosphoglycan (LPG) est essentiel à la survie du parasite, tandis que pour L. mexicana, souche à vacuole communale, une délétion de LPG n’affecte pas le parasite puisque son rôle jusqu’à présent connu est de bloquer la fusion avec le phagosome. Cependant, la cystéine protéase B (CPB) est essentielle à la virulence du parasite. Il a été montré que les souris infectées par des parasites dépourvus de CPB sont capables de monter une réponse Th1 et de limiter la croissance des lésions au site d’infection.

Ici, nous avons entrepris d’évaluer si la CPB a un rôle dans la formation des vacuoles communales et donc de permettre la survie du parasite dans le macrophage. Nous montrons, toutefois, que l'absence de CPB diminue les niveaux de GP63 et LPG. Cela conduit à de plus petites vacuoles et la survie du parasite intracellulaire est entravée. Les parasites sans CPB ne peuvent plus cliver les molécules SNAREs VAMP3 et VAMP8, qui sont connues pour affecter la maturation du phagolysosome. En outre, les parasites knock-out sont également plus sensibles à la lyse par le sérum humain, forme de plus petites lésions et la parasitémie est inférieure au type sauvage (WT). Ces phénomènes peuvent être restaurés par l'expression de CPB ou GP63. En somme, ces résultats révèlent que L. mexicana nécessite CPB pour l’expression de GP63 et de LPG. Sans ces facteurs de virulence, les macrophages sont en mesure d’éliminer l'infection. Comprendre l'interaction entre ces facteurs de pathogénicité nous fournira un aperçu sur la virulence de Leishmania.

Type de document: Thèse Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Descoteaux, Albert
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 29 avr. 2018 05:19
Dernière modification: 29 avr. 2018 05:19
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/6760

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