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Exposition prolongée aux champs magnétiques: effets sur le système immunitaire du rat F344/N

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Gagnon, Jacky (1996). Exposition prolongée aux champs magnétiques: effets sur le système immunitaire du rat F344/N Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 124 p.

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Résumé

Les champs électromagnétiques de 50-60 Hz sont omniprésents dans les pays industrialisés. Jusqu'à présent, les études n'ont montré aucun risque de la composante électrique pour la santé humaine et animale. Depuis l'étude de Wertheimer et Leeper en 1979, plusieurs groupes de recherche se sont intéressés à la composante magnétique des champs électromagnétiques.

Dans ce travail nous avons étudié l'effet d'une exposition prolongée aux champs magnétiques sinusoïdaux de 60 Hz sur différentes populations de cellules immunitaires. Dès le vingtième jour de gestation, des rats F344/N ont été exposés à différentes intensités de champs magnétiques (2, 20, 200 et 2000 J.LT) pendant 3, 6 et 9 mois.

Selon les résultats obtenus dans cette étude, les champs magnétiques semblent moduler de manière dose-dépendante certaines réponses des cellules spléniques, plus particulièrement après 3 mois d'exposition. Des augmentations de l'activité des cellules NK ont été observées avec des intensités croissantes de champs magnétiques et après 3, 6 et 9 mois d'exposition. Les pourcentages de lymphocytes T CD5+, CD4+, et CD8+ diminuaient après 3 mois d'exposition, pour revenir à un niveau normal après 6 et 9 mois d'exposition. Les lymphocytes B Igs+ ne semblent pas avoir été affectés par les champs magnétiques. Après 3 mois d'exposition, l'activité IL-2 a diminué avec l'augmentation de l'intensité des champs magnétiques; cette variation n'était plus présente après 6 et 9 mois.

L'index de stimulation de la production d'H20 2 par les cellules péritonéales était peu affecté par une exposition aux champs magnétiques. Seule une légère diminution de ce rapport a été observée dans la population cellulaire majeure (A) après 3 et 9 mois d'exposition et seulement par rapport au "sham". De plus les champs magnétiques ont entraîné une augmentation de l'activité TNF-a après 3 mois d'exposition, mais ce résultat demande à être confirmé à l'aide d'un plus grand nombre d'échantillons. Finalement, les champs magnétiques n'ont eu que peu d'effets sur les comptes leucocytaires et différentiels.

Nous avons démontré que les champs magnétiques peuvent moduler, de manière dose-dépendante, différentes réponses inununitaires et plus particulièrement après 3 mois d'exposition. n sera donc intérressant d'étudier d'autres paramètres immunitaires et d'évaluer l'effet d'une exposition aux champs magnétiques sur la résistance des animaux aux infections et aux tumeurs.

Type de document: Thèse Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Mandeville, Rosemonde
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 29 avr. 2018 05:46
Dernière modification: 29 avr. 2018 05:46
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/6686

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