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Reconstitution de l’histoire des feux d’une forêt riveraine du Moyen-Nord québécois à l’aide de macrorestes végétaux carbonisés, comparaison avec une dendrosérie millénaire et impact des feux sur les propriétés physico-chimiques des sédiments lacustres.

Rodrigue, Gabriel (2016). Reconstitution de l’histoire des feux d’une forêt riveraine du Moyen-Nord québécois à l’aide de macrorestes végétaux carbonisés, comparaison avec une dendrosérie millénaire et impact des feux sur les propriétés physico-chimiques des sédiments lacustres. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en sciences de la terre, 97 p.

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Résumé

Ce mémoire s’inscrit dans le cadre du projet ARCHIVES (Analyse rétrospective des conditions hydroclimatiques à l’aide des indicateurs et de leur variabilité à l’échelle séculaire), un projet multidisciplinaire visant à reconstituer les paramètres hydroclimatiques servant à modéliser les apports en eau dans le Moyen-Nord québécois. Ses objectifs sont de reconstituer l’histoire des feux d’une forêt riveraine et d’évaluer l’impact des incendies sur les propriétés physico-chimiques des sédiments lacustres. Des échantillons de sols ont été prélevés dans le dessein d’effectuer des datations ¹⁴C sur des macrorestes végétaux carbonises et d’obtenir des dates de feux. Du début du 13e siècle à aujourd’hui, la fréquence et l’intervalle de retour des feux étaient de 5 par 1 ka et 192,75 ans. La fréquence des feux est restée stable jusqu’a la fin du 18e siècle. Il n’y a pas eu de hausse durant l’optimum climatique médiéval (900 a 1300 CE). Après 1850 CE, aucun incendie n’est survenu, possiblement à cause de changements dans la circulation atmosphérique ayant favorisé la présence de masses d’air maritime d’origine méridionale et, de ce fait, réduit la fréquence des sécheresses. Des carottes de sédiments ont été échantillonnées dans les zones profondes du lac, puis des analyses paléolimnologiques ont été réalisées (p. ex. analyse par tomodensitométrie axiale, analyse du carbone et de l’azote total, mesure de la perte au feu à 550°C et analyse par microfluorescence X). Les résultats suggèrent que les feux ont accru la sensibilité des sols à l’érosion et provoque un accroissement du détritisme. Il faut néanmoins être prudent avec ces interprétations, car le report des dates de feux sur les données paléolimnologiques pourrait comporter de légères erreurs en raison de la faible résolution temporelle de l’archive sédimentaire et l’imprécision de son modèle d’âge (nombre limite de datations ¹⁴C). Par ailleurs, des revêtements d’oxydes de manganèse et fer ont été observés dans les sédiments. Ils pourraient s’être formés au cours des processus de dégradation de la matière organique et témoigner de périodes d’anoxie ou d’augmentation abrupte du taux de sédimentation.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Francus, Pierre
Co-directeurs de mémoire/thèse: Bégin, Yves
Mots-clés libres: feux; incendies; forêt riveraine; propriétés physico-chimiques; sédiments lacustres; histoire; Moyen-Nord québécois
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 22 mars 2017 20:56
Dernière modification: 22 mars 2017 20:56
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/4897

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