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Variations génétiques et antigéniques associées aux glycoprotéines d'enveloppe de souches entériques et respiratoires du coronavirus bovin

Gélinas, Anne-Marie (2000). Variations génétiques et antigéniques associées aux glycoprotéines d'enveloppe de souches entériques et respiratoires du coronavirus bovin Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 190 p.

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Résumé

Le coronavirus bovin (BCV) est responsable de différentes pathologies entériques dont la diarrhée néonatale des veaux (DNV), la dysenterie d'hiver (DH) ou des diarrhées chroniques chez les bovins adultes. De plus, ce coronavirus peut également posséder un tropisme plutôt respiratoire et causer des pneumonies de nature interstitielle chez les veaux en croissance. Le coronavirus respiratoire bovin (BRCV) est restreint à ce type de pathologie. Le but de ce projet de maîtrise était d'étudier les différences génomiques et antigéniques parmi les différentes souches de BCV à tropisme entérique ou respiratoire.

Lors des épreuves d'hémagglutination, les isolats de DNV et de BRCV n'ont démontré aucune activité destructrice de récepteurs (RDE), alors que cette activité était élevée pour les cas de DH.

Afm d'élucider les différents profils d'activité biologique, les gènes codant pour la glycoprotéine d'enveloppe HE des souches de BRCV ont été amplifiés par RT-PCR. L'analyse de ces séquences comparativement à celles des gènes HE des souches de DH et de DNV a révélé que la majorité des substitutions nucléotidiques obtenues étaient silencieuses. Un seul changement d'acide aminé distinct a été retrouvé dans les séquences des gènes HE des isolats de BRCV.

De plus, les séquences de la glycoprotéine Sl, responsable de l'attachement du virus à la cellule-cible, ont également été analysées afin d'expliquer les différences de tropisme entre ces isolats de BCV. Des différents changements d'acides aminés observés, six ont semblé être spécifiques aux isolats possédant un tropisme entérique et cinq ont été retrouvés seulement chez les isolats de BRCV.

Les séquences nucléotidiques de la région située entre les gènes Set M (ORF4 et ORFS), aussi identifiée comme étant impliquée dans le tropisme respiratoire ou entérique de certaines souches de coronavirus, ont été analysées. Tous les isolats de BRCV ont présenté une mutation dans le gène codant pour une protéine de 4.9 kDa de l'ORF4 comparativement aux autres isolats de BCV. Ce changement provoque la terminaison prématurée de la protéine de 4.9 kDa pour tous les isolats de BRCV étudiés.

Les gènes des glycoprotéines d'enveloppe HE et Sl de la souche de DH québécoise BCQ.2590 ont été clonés dans le vecteur de transfert eucaryote pAdCMVS et les glycoprotéines HE et Sl ont pu être exprimées de façon transitoire dans les cellules 293. La glycoprotéine S 1 recombinante a conservé ses propriétés fusogènes. Ces gènes ont par la suite été introduits dans des adénovirus recombinants non-réplicatifs exprimant les glycoprotéines HE et S l de façon constitutive dans les cellules 293 complémentant pour la fonction de la région El. Cette dernière région est délétée dans le vecteur de transfert servant au clonage des gènes dans ces adénovirus. Conséquemment, les cellules 293 permettent la réplication des virus recombinants défectifs pour la réplication.

Finalement, l' AdCMVS/HE.DH produit, de même que les plasmides recombinants contenant les gènes SI et HE ont été inoculés à des souris afin d'étudier l'immunogénicité des protéines recombinantes. Seules les souris immunisées avec l' AdCMVSIHE .DH ont produit des titres en anticorps spécifiques au BCV et réagissant contre la glycoprotéine HE native de la souche homologue BCQ.2590 tel que démontré par immunobuvardage de type Western. Aussi, les titres d'immunofluorescence indirecte et d'ELISA indirecte après deux injections d' AdCMVSIHE.DH données à deux semaines d'intervalle étaient respectivement de 160 et 3,8 pour le groupe de souris Balb/C et de 80 et 3,8 pour les souris C3H. Des titres en inhibition de l'hémagglutination de 320 ont également pu être détectés chez ces groupes de souris 56 jours post-injection.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Dea, Serge
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 28 mars 2017 20:52
Dernière modification: 29 mars 2017 19:15
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/4878

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