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INFLUENCE DE L’INFECTION PAR LE VIRUS DE LA CHORIOMÉNINGITE LYMPHOCYTAIRE SUR LA RÉPONSE IMMUNITAIRE HUMORALE

Daugan, Matthieu (2016). INFLUENCE DE L’INFECTION PAR LE VIRUS DE LA CHORIOMÉNINGITE LYMPHOCYTAIRE SUR LA RÉPONSE IMMUNITAIRE HUMORALE Thèse. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Doctorat en virologie et immunologie, 156 p.

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Résumé

Les infections virales chroniques sont un problème de santé publique majeur. À elles seules les infections par le VIH et le VHC représentent plus de 250 millions de personnes infectées à travers le monde et continuent de se propager.

Une caractéristique commune de ces infections est, contrairement aux infections aigües, leur tendance à provoquer une apparition tardive des anticorps neutralisants. Afin de comprendre si cette modification affecte seulement la réponse antivirale ou bien agit à une échelle plus large, ces travaux ont pour objectif de caractériser la réponse humorale montée contre le 4-hydroxy-3-nitrophenyl dans le contexte d’une infection par le virus de la chorioméningite lymphocytaire (LCMV), un modèle murin d’infection chronique bien connu.

Nous avons pu démontrer que l’infection par LCMV provoque une profonde perturbation de la réponse humorale en général. Une plus grande quantité d’anticorps totaux est sécrétée alors que la réponse spécifique est à l’opposé dramatiquement diminuée. Cet effet est dépendant des lymphocytes T, apparait dès les premiers jours de l’infection et persiste durant environ 20 jours. Il s’accompagne aussi d’une forte augmentation des lymphocytes T auxiliaires folliculaires (TFH) ainsi que de leurs fonctions de soutien à la survie des lymphocytes B.

En parallèle, nous avons pu démontrer que le blocage spécifique du récepteur majeur de l’interféron de type I (IFN-I) sur les lymphocytes B permettait de retrouver des réponses en anticorps spécifiques et totales similaires à celles obtenues chez les souris infectées par un virus causant une infection aigüe ou non-infectées. Ce traitement a notamment permit d’accélérer l’apparition des anticorps neutralisants, primordiaux pour éviter la propagation du virus dans l’organisme infecté.

Ces résultats suggèrent qu’une modulation du nombre et de la fonction des TFH, ainsi que l’activation des lymphocytes B par l’interféron de type I, pourraient être responsables de la réponse humorale déréglée caractéristique des infections virales persistantes. Ils ouvrent de nouvelles perspectives pour faciliter le développement de traitements et vaccins contre les infections chroniques.

Abstract

Chronic viral infections are a major health issue. Infection with HIV and HCV alone represent more than 250 millions infected people worlwide and keep spreading.

One caracteristic of these infections, as opposed to acute infections, is their tendency to induce a late appearance of neutralizing antibodies. In order to better understand if this modification affects only the antiviral response or acts at a larger scale, this work has for objective to caracterize the humoral response mounted against the 4-hydroxy-3-nitrophenyl in the context of an infection by the lymphocytic choriomeningitis virus (LCMV), a well-known model of chronic infection.

We managed to demonstrate that the LCMV infection provokes a deep disruption of the general humoral response. A greater quantity of total antibodies is secreted whereas the specific response is dramatically decreased. This effect is T-dependent, appears in the first days of the infection and persists for around 20 days. It’s accompanied by a strong increase in follicular helper T cells (TFH) and their functions of sustain of the B cell survival.

In parallel we showed that upon specific blockade of the major type 1 interferon (IFN-I) receptor on B cells, total and specific antibody responses similar to those obtained in uninfected mice or mice infected with a virus causing an acute infection were retreived. This treatment notably allowed us to accelerate the appearance of neutralizing antibodies, mandatory to avoid the spreading of the virus in the infected organism.

These results suggest that a modulation of the numbers and functions of the TFH and the activation of B cells by IFN-I could be responsible for the disrupted humoral response caracteristic of chronic viral infections. They give news perspectives to facilitate the design of treatments and vaccines against those infections.

Type de document: Thèse
Directeur de mémoire/thèse: Lamarre, Alain
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 24 août 2016 21:18
Dernière modification: 24 août 2016 21:18
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/4541

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