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Expression de la protéine VPg du virus de la mosaıique du navet dans les plantes

Gauthier, Henriette (2001). Expression de la protéine VPg du virus de la mosaıique du navet dans les plantes Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 79 p.

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Résumé

La VPg ("Virus Protein linked to the genome") est une protéine virale qui se lie de façon covalente à l'extrémité 5' du génome du TuMV ("Turnip Mosaic Virus"). Les travaux effectués au laboratoire utilisant le système double-hybride ont démontré que la VPg interagit avec une protéine de l'hôte: la protéine eIF4E. Cette protéine lie la structure coiffée retrouvée en 5' des ARNm. Elle est un élément clé dans l'initiation de la traduction des ARNm. Surexprimée, elle provoque la transformation cellulaire et sous-exprimée, elle entraîne un ralentissement de croissance des cellules de mammifère. Notre hypothèse veut que la liaison de la VPg à la protéine eiF4E diminue l'activité de celle-ci et une nouvelle population d' ARNm serait traduite. On obtiendrait ainsi des phénotypes différents chez la plante exprimant la VPg.

Pour démontrer notre hypothèse, nous avons utilisé deux systèmes d’expression : le vecteur viral PVX et les plantes transgéniques.

Nous avons infecté des plantes de Nicotiana benthamiana avec des transcrits d' ARN du vecteur PVX contenant le gène VPg et avec des transcrits du vecteur PVX seul. Dix jours après l'inoculation, toutes les plantes montraient des signes d'infection. L'analyse des plantes par RT-PCR nous révéla par contre que le vecteur PVX délétait le gène VPg.

Comme alternative nous avons travaillé avec des plantes transgéniques d'Arabidopsis tha/iana. Ces plantes ont été transformées à l'aide d'une suspension bactérienne contenant le gène VPg inséré dans le plasmide Ti. Ce plasmide contient un gène de résistance à l'hygromicine permettant la sélection des plantes transformées. Les plantes résistantes présentant des symptômes atypiques (retard de croissance, rosette feuillue et difforme, plantes naines, système racinaire peu développé) ont été analysées pour leur contenu en ADN et en ARN. Nous avons montré par PCR que toutes les plantes sélectionnées contenaient le gène et le messager VPg.

Nous avons alors certaines évidences qui supporte notre hypothèse voulant que la VPg exprimée chez la plante entraîne un changement phénotypique, possiblement en modifiant la programmation de la traduction des ARNm cellulaires.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Laliberté, Jean-François
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 28 sept. 2016 14:28
Dernière modification: 28 sept. 2016 14:28
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/4507

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