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Étude de la variabilité des GP4 et GP5 du virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin et modulation de la réponse immune chez le porc.

Cléroux, Patrick (2001). Étude de la variabilité des GP4 et GP5 du virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin et modulation de la réponse immune chez le porc. Mémoire. Québec, Université du Québec. Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 161 p.

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Résumé

Vers la fin des années 1980's et début des années 1990's une nouvelle maladie affectant les élevages porcins d'Amérique du Nord et d'Europe est apparue. L'agent causal, le virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (VSRRP), fut identifié en 1991. Depuis ce temps, le virus s'est répandu dans la majorité, sinon la totalité des pays producteurs de porcs et il est présentement reconnu comme étant l'agent le plus dévastateur affectant 1' industrie porcine. Ce virus, membre de la famille Arteriviridae, est constitué de six protéines structurales regroupées en deux catégories : les protéines structurales majeures (N, M et GPs) et les protéines structurales mineures (GP4, GP3 et GP2). Les principales cellules cibles du virus sont les macrophages alvéolaires porcins (PAMs). ln vitro, le VSRRP ne peut se répliquer que sur les PAMs en cultures primaires et sur les lignées cellulaires dérivées de la lignée de rein de singe MA104 que sont les cellules MARC-145 et CL 2621. Récemment, le service de diagnostic a isolé des isolats de VSRRP ayant perdu la capacité de se propager sur les cellules MARC-145. Étant donné l'existence d'anticorps neutralisants dirigés contre la GP4 et la GPs de la souche LV du VSRRP, suggérant que ces protéines pourraient jouer un rôle essentiel dans la liaison du virus à son récepteur cellulaire, cette étude avait pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle des mutations au niveau de ces protéines pourraient être responsables de la modification du tropisme du virus. D'une part, le séquençage des produits de RT-PCR, correspondant aux gènes codant pour la GP4 et la GPs de quelques isolats cliniques ayant perdu la capacité de se répliquer sur les cellules MARC-145, fut réalisé. Les séquences en aa des GP4 et GPs des isolats étudiés furent comparées à celles de souches de référence ayant la capacité de se multiplier sur les deux types de cultures cellulaires. Deux régions génomiques, l'une située dans l'ORF4 et correspondant aux résidus d'aa 55 à 63 de la GP4, et l'autre localisée au niveau de l'ORF5 et impliquant le codon de l'aa 10 de la GP5, démontrèrent des variations spécifiques à ces isolats. Ces régions pourraient jouer un rôle important dans la modification du tropisme du VSRRP et, possiblement, interagir avec le récepteur cellulaire.

D'autre part, l'attention fut portée sur l'obtention d'un vaccin efficace et sécuritaire contre le VSRRP. En effet, les vaccins existants sont soit plus ou moins efficaces dans la protection qu'ils confèrent contre la maladie et l'infection (vaccins inactivés), soit non sécuritaires (vaccins vivants atténués). Par ailleurs, bien que les Ac neutralisants soient dirigés contre les GP4 et GP5 du VSRRP, chez les porcelets, ce sont les Ac dirigés contre la GP5 qui sont les plus nombreux, les plus efficaces et qui réagissent principalement contre des épitopes conservés chez la majorité des isolats. Ainsi, la GPs représente une cible intéressante pour la mise au point d'un vaccin sous-unitaire efficace et sécuritaire contre le SRRP. L'efficacité d'un vaccin inactivé par un agent n'affectant pas la structure et la glycosilation des protéines du virion fut évaluée, de même que celle d'adénovirus recombinants humains (hAdVrecs) portant soit le gène de l'ORF5 de type sauvage (ORF5-WT), soit un gène synthétique (ORF5-SYN) codant de façon optimale pour la GP5 puisqu'il correspond à l'ORF5-WT modifié de façon à ce que l'ARNm qui en découle exprime les codons traduits le plus efficacement par les cellules de mammifères, résultant ainsi en une expression amplifiée de la protéine. Le vaccin inactivé a engendré une mémoire immunologique à l'hôte lui ayant conféré une certaine protection contre 1'apparition de lésions pulmonaires suite à une infection-défi, mais la protection des animaux contre l'infection par le virus infectieux n'était que partielle. Lors des immunisations avec les hAdrecs, le virus recombinant exprimant le gène ORF5-SYN a engendré chez les porcelets une bien meilleure mémoire immunologique contre les épi topes neutralisants du VSRRP que le virus recombinant véhiculant le gène ORF5-WT. Toutefois, aucune conclusion n'a pu être émise quant à l'effet protecteur de cette immunisation suite à l'échec de l'infection-défi .

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Dea, Serge
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 28 sept. 2016 15:45
Dernière modification: 12 oct. 2016 15:30
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/4497

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