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Évaluation de la virulence et de la persistance dans le sol des Arcobacter spp.

Whiteduck Léveillée, Jenni (2014). Évaluation de la virulence et de la persistance dans le sol des Arcobacter spp. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en microbiologie appliquée, 66 p.

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Résumé

Les Arcobacter sont omniprésents dans l'environnement, on les retrouve dans l'eau potable et salée, l'eau souterraine, les eaux de surface, les matières fécales d'origine animale et humaines, les récoltes, les abattoirs et les usines de transformation des produits d'origine animales. Peu est connu sur leur mécanisme de pathogénicité et on commence graduellement à comprendre leur persistance dans l'environnement. Cependant, leur persistance dans le sol a été très peu étudiée, car aucune méthode d'isolement standard n'existe pour ce type d'échantillon pour les Arcobacter. Nous avons développé une méthode rapide et efficace afin de détecter huit gènes de virulence hypothétiques chez des isolats Arcobacter provenant de matières fécales animales et humaines. Les Arcobacter provenant de ce type de source ont une présence élevée de gènes de virulence hypothétiques associés à l'adhésion à la cellule hôte et de la motilité chez d'autres espèces, soit ciaB (91 %) et mviN (78 %). Les six autres gènes ont tous été observés individuellement chez les isolats Arcobacter provenant de matières fécales animales et humaines en proportion plus faible. Dans l'étude suivante, nous avons tenté d'élucider la persistance dans le sol des Arcobacter naturellement retrouvés dans le fumier de porcs et de vaches laitières, soit deux types de fumier abondamment utilisés en agriculture. Les Arcobacter naturellement retrouvés dans ces deux types de fumier ont persisté au moins 49 jours dans le sol amendé avec ceux-ci et plus de 91 jours pour les Arcobacter provenant du fumier de vaches laitières. Ces résultats suggèrent que la source du fumier pourrait avoir un effet sur la persistance de ceux-ci. Donc, les Arcobacter retrouvés dans les fumiers utilisés comme fertilisant persistent suffisamment longtemps dans le sol, suite à l'épandage, leur permettant de contaminer les récoltes, les animaux de ferme et l'humain par la consommation des récoltes. De même, nous avons déterminé la persistance d'Arcobacter butzleri, l'espèce la plus dominante et associée le plus souvent aux infections humaines, dans un sol entreposé à deux températures différentes. Cette espèce possède également tous les gènes de virulence hypothétiques analysés dans cette étude. Les résultats montrent une persistance dans le sol de plus de 42 jours à la température ambiante (20± 1 °C) et plus de 105 jours à 4°C. v En somme, cette étude a démontré que les Arcobacter provenant de matières fécales d'origines animales variées et d'origines humaines ont une présence évidente de plusieurs gènes de virulence hypothétiques et qu'ils ont la capacité de persister dans le sol pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. De plus, la température semble avoir un impact majeur sur leur capacité à persister dans le sol. Nous avons également déterminé que les Arcobacter naturellement retrouvés dans différentes sources de fumiers persistent dans le sol pendant des durées distinctes, donc la source pourrait avoir un effet sur la persistance de ceux-ci. Cette persistance dans le sol pourrait contribuer à l'ubiquité des Arcobacter dans l'environnement.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Villemur, Richard
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 17 mars 2016 20:45
Dernière modification: 17 mars 2016 20:45
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/3335

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