Dépôt numérique
RECHERCHER

Mécanismes de résistance aux antibiotiques de Pseudomonas aeruginosa en motilité de type swarming et sa fonction écologique

Cockenpot, Laure (2014). Mécanismes de résistance aux antibiotiques de Pseudomonas aeruginosa en motilité de type swarming et sa fonction écologique Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en microbiologie appliquée, 127 p.

[img]
Prévisualisation
PDF
Télécharger (2MB) | Prévisualisation

Résumé

Le swarming est un type de motilité très bien décrit au sein de diverses espèces bactériennes, mais plus particulièrement chez la bactérie modèle Pseudomonas aeruginosa. Plusieurs facteurs permettant d’activer ce comportement sont connus, entre autres, la nécessité pour la bactérie de posséder un ou des flagelles fonctionnels et sa capacité à produire un agent mouillant, typiquement un surfactant. Toutefois, la fonction du swarming reste à ce jour indéterminée. De plus, lorsque ces bactéries adoptent la motilité de type swarming, elles acquièrent une résistance augmentée, mais transitoire envers plusieurs classes d’antibiotiques. En regard à ces deux phénomènes, le rôle du swarming chez P. aeruginosa dans un contexte environnemental doit être clarifié, ainsi que le mécanisme menant à l’augmentation de la résistance envers différentes classes d’antibiotiques. Puisque plusieurs espèces bactériennes ont la capacité de se déplacer sur les hyphes de mycètes pour atteindre des nutriments, nous avons émis l’hypothèse que le swarming pourrait être le type de motilité permettant ce déplacement. Différents mycètes ont été testés afin de déterminer sur quels types d’hyphes P. aeruginosa avait le plus de facilité à se déplacer. Par ailleurs, différentes motilités de P. aeruginosa, telles que le twitching et le swimming, ont été testées afin de déterminer si l’une d’entre-elles favorise la translocation sur les hyphes de mycète. Les résultats obtenus lors des différentes expérimentations vont à l’encontre de l’hypothèse de travail. Par ailleurs, il en ressort que les structures cellulaires permettant le déplacement bactérien sur les surfaces, comme les pili de type IV et les flagelles, ne sont pas impliqués dans la translocation de P. aeruginosa sur les hyphes de mycètes. Pour élucider les raisons de l’augmentation de la résistance aux antibiotiques chez P. aeruginosa en motilité swarming, un criblage sélectif a été entreprit sur 267 mutants ainsi que des analyses protéomiques permettant de cibler des protéines qui sont exprimées différemment lorsque les colonies en swarming de P. aeruginosa sont exposées à un antibiotique, la tobramycine. Le criblage sélectif n’a pas permis d’identifier un mutant faisant du swarming montrant une sensibilité à la tobramycine. Toutefois, les résultats des analyses protéomiques indiquent que certaines protéines de la membrane externe sont surexprimées lorsque P. aeruginosa adopte la motilité de type swarming en présence d’antibiotique.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Déziel, Éric
Mots-clés libres: essaimage ; mycete ; tobramycine
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 17 mars 2016 20:20
Dernière modification: 17 mars 2016 20:20
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/3306

Actions (Identification requise)

Modifier la notice Modifier la notice