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Géomatique appliquée à l'étude des eaux souterraines dans la vallée du fleuve Sénégal (Sénégal).

Ka, Oumar (2000). Géomatique appliquée à l'étude des eaux souterraines dans la vallée du fleuve Sénégal (Sénégal). Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en sciences de l'eau, 138 p.

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Résumé

La mise en service des barrages de Diama et de Manantali, survenue en 1986 et 1988 respectivement, dans le but de promouvoir le développement de l’agriculture irriguée dans la vallée du fleuve Sénégal, a occasionné le relèvement du niveau de base de celui-ci en période d'étiage. Ce relèvement dû à la présence d'une charge d'eau permanente, est susceptible d'influencer la dynamique des nappes d'eau souterraines dans toute la région, en particulier dans le delta, sous-zone saline située en aval, et où l'effet des eaux de surface pourrait être majorée par un surplus d'eau résultant d'intenses pratiques d'irrigation réalisées sur des sols salins parfois très filtrants. L'objectif de cette étude est d'arriver, à l’aide d'une méthode intégrée d'analyse spatiale du comportement hydraulique de l’aquifère superficiel dans la vallée du fleuve Sénégal, à mieux apprécier les mécanismes d'échange entre la nappe superficielle et les cours d'eau, notamment le fleuve et les eaux souterraines et, au-delà, évaluer l'impact des barrages sur la recharge de cette nappe. Dans la zone spécifique du delta, l'étude vise à comprendre si une relation existe entre la dégradation des terres et les fluctuations de la profondeur de la nappe induites par les apports de l’irrigation en plus des apports latéraux des cours d'eau, autrement dit, comprendre la dynamique des rapports entre la nappe superficielle, les cours d’eau, les sols et les aménagement irrigués. Pour approcher ces objectifs, des données non spatiales multi-sources, relatives pour l’essentiel, au suivi piézométrique de la nappe, aux aménagements et à la pédologie du delta, à la pluviométrie et à la limnimétrie de la moyenne vallée, entre 1987 et 1997, ont été modélisées dans un système de gestion de bases de données relationnelles (MS ACCESS), puis intégrées au même titre que l’information spatiale (cartes des territoires, hydrographies) dans le système d'information géographique (SIG) ArcView. Le traitement et l'analyse spatiale de ces données révèlent que dans la moyenne vallée, la pluviosité est régressive sur la période d'étude et l’infiltration verticale à la nappe pratiquement nulle. La recharge de la nappe est le seul fait des cours d'eau. Ce phénomène s'est accentué parallèlement à la remontée du niveau de base du fleuve en période hors crue. Dans le delta, même si la nappe subit l'influence locale de l’irrigation, surtout dans les environs du Lampsar, l'alimentation latérale par les cours d'eau reste le phénomène dominant dans la recharge de la nappe. Néanmoins, le niveau moyen de l'eau souterraine s'est rapproché de la surface avec une conductivité électrique qui a augmenté jusqu'en 1990 avant de connaître une chute notoire en 1997. Les valeurs de cette conductivité ainsi que ceux du pH, fluctuent en fonction de la profondeur de la nappe. Par ailleurs, la dégradation des terres dans le delta semble être bel et bien favorisée par les remontées capillaires, puisque le taux de salinité en période hors irrigation est généralement plus élevé dans les zones où la nappe est moins profonde. Cette dégradation est cependant moins sévère dans les territoires aménagés par la SAED.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Banton, Olivier
Mots-clés libres: géomatique; eaux souterraines; irrigation; analyse spatiale; aquifère superficiel; barrage; Sénégal
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 08 nov. 2012 19:19
Dernière modification: 20 nov. 2015 19:23
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/322

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