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Rôle des nanoparticules d’argent sur les fonctions biologiques des neutrophiles humains

Poirier, Michelle (2014). Rôle des nanoparticules d’argent sur les fonctions biologiques des neutrophiles humains Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en sciences expérimentales de la santé, 90 p.

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Résumé

Les nanoparticules (NP) d’argent (Ag) sont connues pour leurs caractéristiques antimicrobiennes. Elles permettent de modifier certaines caractéristiques des produits et sont utilisées dans plusieurs secteurs (alimentaire, domestique, cosmétique, hospitalier, etc.). Les voies d’expositions sont nombreuses et variées ce qui permet aux nanoparticules d’argent (AgNP) d’être absorbées, de rejoindre la circulation sanguine et d’être distribuées dans le corps. Elles pourront alors interagir avec les cellules et les organes pour y induire des changements physiologiques. Parmi les cibles potentielles, il y a les neutrophiles polymorphonucléaires (PMN), des cellules du système immunitaire inné. Ils sont la première ligne de défense de l’organisme et possèdent d’importantes fonctions qui leur permettent de détruire les pathogènes. Les PMN appartiennent à la lignée myéloïde et ne se divisent pas. Ils migrent quotidiennement de la moelle osseuse (MO) à la circulation sanguine et meurent par apoptose; assurant ainsi le taux équilibré et constant qui est nécessaire au maintien de l’homéostasie du corps. Grâce à leur petit diamètre, les AgNP peuvent être internalisées par les PMN induisant des changements physiologiques qui affectent leurs fonctions. Malheureusement, nous connaissons encore mal les mécanismes et les interactions dictés par les NP sur les PMN. Peu d’études ont été réalisées pour déterminer les effets des AgNP sur les PMN. Ce mémoire démontre que les AgNP n’endommagent pas la membrane des PMN humains mais qu’elles induisent l’apoptose de ceux-ci de manière significative dès douze heures. Aussi, les AgNP sont internalisées par les PMN après un temps très court (1minute) et entraînent plusieurs changements physiologiques dont une augmentation du volume et de la complexité interne après une exposition de trente minutes ainsi que la libération d’interleukine (IL) -8 et l’inhibition de la synthèse protéique à vingt heures. Les résultats de nos travaux viennent s’ajouter aux connaissances que l’on possède déjà sur les NP. Cependant, plus d’études doivent être faites dans le but de connaître les effets biologiques de ceux-ci.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Girard, Denis
Mots-clés libres: toxicite ; inflammation ; immunologie
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 05 nov. 2015 21:40
Dernière modification: 05 nov. 2015 21:40
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/2751

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