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Trajectoires printanières : jeunes et mobilisation politique à Montréal.

Bhéreur-Lagounaris, Alexia; Boudreau, Julie-Anne; Carlier, Denis; Labrie, Mathieu; Ribeiro, Claudio (2015). Trajectoires printanières : jeunes et mobilisation politique à Montréal. Université du Québec, Institut nationale de la recherche scientifique, Centre - Urbanisation, culture, société, Laboratoire Ville et ESPAces politiques (VESPA), Montréal.

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Résumé

Comment les jeunes qui se sont engagés dans les mobilisations du printemps 2012 à Montréal ont-ils vécu cette expérience? Comment cela a-t-il affecté leur rapport à la ville, la façon dont ils la vivent aujourd’hui? Comment cela a-t-il contribué à leur conception de l’action politique? L’époque contemporaine est caractérisée par son urbanité, c’est-à-dire, par une façon de concevoir le monde dominé par la vie urbaine, plus que par l’État-nation. Que l’on vive à Montréal ou à Trois-Pistoles, à Mexico ou en Amazonie, à Londres ou sur les rives du Nil, le mode de vie urbain marque notre rapport au monde. La façon dont beaucoup de gens conçoivent le temps, l’espace et l’affectivité a été profondément modifiée dans les dernières décennies, comparativement à la façon dont on les concevait pendant la période dominée par l’État-nation. Cette étude explore les impacts de cette « grammaire urbaine » (ou de cette logique d’action urbaine) sur le déploiement des mobilisations du printemps 2012 à Montréal. Dans une première section, nous nous attachons à analyser le rapport au temps, à l’affectivité et à l’espace des jeunes ayant participé aux évènements du printemps 2012. Comment conçoivent-ils le changement social? Comment justifient-ils la prise de risque? Comment ont-ils agi dans les situations spécifiques qui ont composé le mouvement? Quelle place ont-ils fait à leur intuition relativement à la stratégie? Quelles émotions ont-ils ressenti? Pourquoi se sont-ils engagés? Où ont-ils vécu les moments les plus forts? Que se passe-t-il quand ils reviennent dans ces lieux un an après les évènements? Comment vivent-ils leur quotidien à Montréal aujourd’hui? Ont-ils encore envie de vivre à Montréal? Dans une deuxième section, nous analysons les effets de cette « grammaire urbaine » sur les évènements. Nous avons exploré trois types d’impacts sur le processus politique : 1) le rôle du leadership dans la mobilisation politique; 2) le rôle de la planification et de la stratégie dans l’action politique; et 3) le rôle de l’idéologie et les motifs de l’engagement politique. L’étude s’est fondée sur une méthodologie novatrice centrée sur le témoignage des participants. Nous avons utilisé la biométrie lors de parcours improvisés dans la ville afin de recueillir des données géoréférencées, visuelles et précognitives (qui ne sont pas filtrées par la parole). Il ne s’agit pas d’une étude visant à expliquer le printemps 2012 en termes du contexte politique, des relations de pouvoir et des enjeux sociaux, ni à évaluer ses effets politiques et institutionnels. Il s’agit plutôt d’une étude sur les modes d’action politique dans un monde en mutation, avec comme objectif d’offrir de nouveaux outils heuristiques pour comprendre pourquoi Montréal a vécu une telle effervescence en 2012. Pour comprendre le printemps 2012, il faut apprendre à regarder autrement le conflit politique.

Type de document:
Mots-clés libres: Mode; action; politique; grève étudiante; printemps 2012; monde urbanisé; mondialisation; mouvement étudiant; Montréal; province; Québec; leadership; action; conflit; entretien; jeune; mobilisation; rapport; temps; affectivité; espace; logique d'action; analyse; biométrie.
Centre: Centre Urbanisation Culture Société
Date de dépôt: 13 avr. 2015 17:20
Dernière modification: 02 déc. 2015 22:46
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/2654

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