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La conservation de l’ensilage par un bioenrobage

Denoncourt, Patrick (2002). La conservation de l’ensilage par un bioenrobage Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 218 p.

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Résumé

Les ensilages jouent un rôle majeur dans la production agricole au Québec. Les plantes conservées sous forme d'ensilage représentent environ 30% des surfaces cultivées (plus de 500 000 ha) et environ 3 millions de tonnes (sur une basse sèche) d'aliment pour le bétail. L'exploitant agricole qui désire bien valoriser les fourrages par le biais d'un ensilage doit tirer profit de deux activités biologiques très importantes. L'activité enzymatique crée rapidement des conditions anaérobies lorsque le remplissage des silos est rapide et l'étanchéité du silo est très bonne. De plus, l'activité fermentaire des bactéries lactiques doit être favorisée. Ces paramètres requièrent des sucres fermentescibles en quantité suffisante inhibant ainsi les fermentations nuisibles. Pour arriver à ce résultat, les plastiques ont toujours été préconisés. Mais vu la problématique entourant la disposition des plastiques conventionnels utilisés dans l'industrie fourragère, il est important d'envisager d'autres solutions de conservation de l'ensilage. L'enrobage biodégradable œuvre dans le respect de notre environnement et il est bon d'explorer cette voie afin d'en arriver à un enrobage offrant une conservation de l'ensilage équivalente à celle qu'offre présentement le plastique non biodégradable. Ce projet de maîtrise propose des solutions environnementales tout en tenant compte du souci de maintenir les coûts de production à un niveau acceptable. Elle permet d'ouvrir de nouvelles avenues d'expansion des productions animales tout en respectant l'environnement. Les enrobages biodégradables sont souvent développés pour être utilisé sous des conditions contrôlées visant surtout l'industrie alimentaire. Les enrobages biodégradables destinées au domaine agricole doivent faire face à des agents physiques et de dégradations différents de ceux retrouvés dans l'emballage des produits alimentaires. La plupart des enrobages biodégradables comestibles sont de nature hydrophile, limitant leur capacité à accomplir les fonctions désirées. Nous avons donc dirigé nos recherches vers le développement de formulations de revêtement hydrophobes qui serait appliquées sur l'enrobage. L'efficacité de conservation de l'ensilage par les enrobages biodégradables est évalué par différents paramètres biochimiques tels que le pH de l'ensilage, la matière sèche, le niveau de sucres solubles dans l'eau, le niveau d'azote ammoniacal ainsi que la présence d'acide lactique, acétique, propionique et butyrique. Les comptes microbiens des populations des aérobes, anaérobes, des Lactobacillus, des moisissures, des levures ainsi que des coliformes sont également pris en considération. Les ensilages enrobés par un bioenrobage avait nettement amélioré la qualité de l'ensilage par rapport aux ensilage exposés à l'air. Le scellement de l'ensilage par le bioenrobage pem1ettait de stabiliser le pH à 4.39 durant 120 jours d'entreposage. Une valeur de pH comparable à celle retrouvée dans l'ensilage scellé par les films de plastique (4.72). L'application du bioenrobage sur l'ensilage pennettait également de stabiliser le contenu en matière sèche à une valeur de 36.25% pendant 120 jours. Un recouvrement de l'ensilage par le bioenrobage présentait une valeur en sucres solubles dans l'eau qui est comparable au plastique durant 70 jours avec respectivement une moyenne en sucre de 2.69% ms et de 2.45% ms. Après 135 jours, une plus faible valeur en azote ammoniacal était observée dans l'ensilage recouvert par le bioenrobage (42.82%Ntot) comparativement à l'ensilage scellé par le plastique (64.56 %Ntot). Un ensilage enrobé montrait un niveau de production d'acide lactique supérieur après 135 jours de fem1entation de 0.56% ms alors que l'ensilage protégé par le plastique présentait un contenu de 0.17% ms d'acide lactique. Le bioenrobage permettait de retarder la production d'acide butyrique jusqu'à 70 jours d'entreposage comparativement à la détection de cet acide au 3c et au 42c jour d'entreposage pour l'ensilage exposé à l'air et à l'ensilage scellé avec le plastique respectivement. Cet essai avait aussi montré que les ensilages scellés avec les bioenrobages permettaient de maintenir une population d'aérobes inférieure au plastique pendant l'entreposage. Le bioenrobage présentait une croissance en BAL comparable au plastique. L'enrobage s'était avéré plus efficace que le plastique pour le contrôle du développement des coliformes retardant durant 70 jours le développement de colifonnes.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Lacroix, Monique
Mots-clés libres: biopolymere ; polymere ; ensilage ; fourrage ; bioenrobage ; conservation
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 16 sept. 2015 14:48
Dernière modification: 14 déc. 2015 20:35
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/2317

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