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Rôle de MntH et de l’acquisition du fer et du manganèse dans la virulence de Salmonella typhimurium

Boyer, Élise (2002). Rôle de MntH et de l’acquisition du fer et du manganèse dans la virulence de Salmonella typhimurium Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 128 p.

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Résumé

Ces dernières années ont vu l'augmentation majeure des cas de salmonelloses dans les pays développés et le diagnostic d'encore trop nombreux cas de fièvre typhoïde dans les pays en voie de développement. Deux problématiques qui, couplées au phénomène de résistance aux antibiotiques, illustrent toute l'importance de la recherche liée à l'interaction hôte-pathogène des bactéries du genre Salmonella. Salmonella typhimurium est un pathogène intracellulaire du macrophage. Sa survie et réplication à l'intérieur du phagosome constitue l'étape-clé de l'infection. Plusieurs gènes essentiels à la virulence de Salmonella permettent 1'adaptation au phagosome dont un grand nombre ont été acquis par transfert horizontal et sont inclus dans des îlots de pathogénicité, des îlets ou des séquences homologues à des phages. Parmi ces gènes de virulence certains peuvent limiter la maturation du phagosome comme le produit du gène spiC qui bloque la fusion du phagosome avec les lysosomes (164). D'autres contribuent à diminuer le stress oxydatif comme les protéines effectrices de 1'îlot de pathogénicité 2 qui empêchent la colocalisation de l'enzyme NADPH phagocyte oxydase au phagosome de Salmonella (170). Enfin, d'autres gènes de virulence, comme l'opéron sitABCD, sont en fait des transporteurs de cations divalents qui permettraient 1'adaptation à l'environnement pauvre en cations qu'est le phagosome (96, 179). D'autres exemples encore montrent combien 1'évolution conjointe du pathogène et de son hôte a favori é l'acquisition et le maintien par Salmonella de gènes nécessaires à la survie dans le phagosome, mais également à l'une ou l'autre des étapes de l'infection. Pour S. typhimurium chez la souris et S. typhi chez l'humain ces étapes se déroulent dans des environnements aussi différents que 1'estomac, les cellules intestinale, les plaques de Peyer et les phagocytes du foie et de la rate. Un facteur de résistance à l'infection par des parasites intracellulaires du macrophage comme Salmonella, a été identifié par clonage positionne! chez la souris (173). Originalement désigné locus lty/ Lsh/ Bcg en raison de sa découverte par trois équipes indépendantes et de la résistance conférée respectivement à Salmonella, Leishmania et M bovis BCG, le locus a été rebaptisé Nramp puis Nrampl pour « Natural resistance associated macrophage protein ». La protéine est exprimée uniquement dans les phagocytes professionnels et colocalise au phagosome de Salmonella et de Yersinia (68,Nramp1. Le fer et le manganèse, ainsi gagnés dans la compétition avec le macrophage permettraient la croissance et une plus grande résistance au stress oxydatif.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Cellier, Mathieu
Mots-clés libres: salmonella ; typhimurium ; fer ; manganese ; virulence
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 16 sept. 2015 14:35
Dernière modification: 14 déc. 2015 20:07
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/2310

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