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Caractérisation des facteurs impliqués dans l’attachement du virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (VSRRP) in vitro.

Therrien, Dominic (2003). Caractérisation des facteurs impliqués dans l’attachement du virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (VSRRP) in vitro. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 121 p.

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Résumé

Depuis la fin des années 80, le Syndrome Reproducteur et Respiratoire Porcin (SRRP) constitue un problème majeur dans les élevages porcins à travers le monde. L'agent étiologique de la maladie, le virus du Syndrome Reproducteur et Respiratoire Porcin (VSRRP), est un membre de la famille des Artérivirus, sous l'ordre des Nidovirales. Ce virus possède un tropisme restreint pour les macrophages tissulaires porcins in vivo. In vitro, il est en mesure d'infecter seulement des cultures primaires de macrophages alvéolaires, les leucocytes du sang périphérique et les cellules MARC-145. Des travaux préliminaires sur l'entrée du VSRRP chez la cellule hôte suggèrent la présence d'un récepteur cellulaire spécifique à la surface des cellules permissives (Kreutz, 1998; Nauwynck et al., 1999). Mais jusqu'à maintenant, aucun récepteur cellulaire n'a encore été identifié dans la famille des Artérivirus. Cependant, une molécule de 210 kDa, exprimée à la surface des macrophages alvéolaires porcins (MAP) a été suggérée comme un potentiel récepteur cellulaire pour le VSRRP (Duan et al., 1998). L'objectif des présents travaux est d'approfondir les connaissances sur les éléments impliqués dans le tropisme du VSRRP. Initialement, un test permettant d'observer l'attachement du VSRRP par cytométrie de flux a été mis au point. Ce test s'est avéré sensible et spécifique. À l'aide de cette méthode, il a été démontré que l'ensemble des cellules MARC-145 et des MAP est en mesure d'attacher le virus. Des traitements des cellules MARC-145 avec des protéases, effectués avant le test d'attachement, démontrent qu'un facteur protéique spécifique est impliqué dans l'attachement du virus sur ces cellules susceptibles. Le traitement du virus avec du chloroforme et ou du trichloro-trifluoroéthane, dans le but d'altérer l'enveloppe du VSRRP, bloque totalement l'attachement du virus. Ceci suggère qu'une ou des protéines de l'enveloppe du virus, et non la nucléocapside, interagissent avec la cellule susceptible pour permettre l'attachement. De plus, l'attachement du VSRRP n'est pas restreint aux cellules permissives à l'infection in vitro. Les expériences d'attachement effectuées sur des cellules reconnues pour être réfractaires à l'infection du VSRRP in vitro, démontrent qu'elles peuvent aussi attacher le virus. Ces résultats, combinés avec ceux de Kreutz, 1998, suggèrent qu'il existe plus d'un facteur impliqué dans l'attachement et la pénétration du VSRRP à la surface des cellules permissives. L'infection des leucocytes du sang périphérique au cours de l'infection du VSRRP in vivo, plus précisément les monocytes, est toujours débattue. Dans les présents travaux, à l'aide du test d'attachement, il est démontré que seules les cellules CD14+ et CD11 b+, caractéristiques phénotypiques des monocytes, peuvent attacher le VSRRP, et donc être infectées in vitro. Ces résultats suggèrent que 1 'élimination d'une large quantité de cellules de type monocyte/macrophage lors de l'infection in vivo, affecte la capacité de l'animal à combattre d'autres infections, principalement celles de type bactériennes. Ce phénomène expliquerait la fréquence accrue et l'amplification des dommages causés par ce type d'infection chez les animaux infectés par le VSRRP. Des anticorps monoclonaux ont été obtenus à partir de souris immunisées avec des lysats de cellules MARC-145, de MAP, ou avec du VSRRP purifié sur coussin de sucrose 30 %. Deux anticorps, 18-A7 et 18-F6, ont été en mesure de bloquer l'infection du VSRRP et partiellement son attachement. Ces anticorps sont tous deux dirigés contre une protéine de masse moléculaire approximative de 60 à 66 kDa. Ces travaux suggèrent donc qu'une protéine de 60 à 66 kDa à la surface des MARC-145 soit un récepteur cellulaire potentiel pour l'infection du VSRRP de ces cellules in vitro. L'absence de cette protéine à la surface des MAP soulève l'hypothèse que l'entrée du VSRRP dans les cellules MARC- 145 passe par un mécanisme différent de celui des MAP. Le clonage et l'expression de ce récepteur, ainsi que celui de 210 kDa identifié par un autre groupe de chercheurs, dans des lignées non-susceptibles et susceptibles au VSRRP, nous permettra de mieux comprendre la restriction du tropisme de ce vims.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Dea, Serge
Co-directeurs de mémoire/thèse: St-Pierre, Yves
Mots-clés libres: virus ; reproducteur ; respiratoire ; porcin ; porc ; vsrrp
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 12 mai 2014 20:43
Dernière modification: 18 déc. 2015 19:55
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/2263

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