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Étude de l’excrétion chez l’humain des métabolites des 19-norstéroides provenant de diverses origines.

Guay, Claudiane (2003). Étude de l’excrétion chez l’humain des métabolites des 19-norstéroides provenant de diverses origines. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en sciences expérimentales de la santé, 121 p.

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Résumé

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Les 19-norstéroïdes représentent une classe de stéroïdes anabolisants très populaires auprès des athlètes ayant recours au dopage pour augmenter leurs performances sportives. Le métabolisme des 19-norstéroïdes conduit à la formation de deux principaux métabolites, la norandrostérone et la norétiocholanolone, majoritairement conjugués au groupement glucuronide. La présence de ces métabolites dans l'urine à de faibles niveaux n'est pas garante de l'usage illicite des 19-norstéroïdes puisqu'ils peuvent provenir d'une production naturelle par l'humain. De plus, il a récemment été proposé que les abats de porc non-castré représentent une source de consommation involontaire des 19- norstéroïdes conduisant aussi à l'excrétion de ces métabolites en faibles concentrations. Les objectifs des travaux présentés dans ce mémoire étaient 1- de décrire et de comparer les profils d'excrétion des métabolites suite à une production naturelle ou à une administration de 19-norstéroïdes, 2- de caractériser les niveaux d'excrétion de la norandrostérone et de la norétiocholanolone selon le type d'abats de porc non-castré consommés et 3- de vérifier s'il existait des distinctions significatives dans la proportion relative des métabolites des 19-norstéroïdes excrétés selon leur origine. Afin d'atteindre nos objectifs, nous avons identifié par CG/SM pms quantifié par CG/SMHR les niveaux des métabolites des 19-norstéroïdes excrétés sous forme glucuro­ et/ou sulfoconjuguée dans les échantillons d'urine provenant de deux femmes enceintes (origine endogène), de l'administration orale de 19-norandrost-4-ène-3,17-dione et d'échantillons déclarés positifs aux tests de contrôle antidopage de routine (origine exogène) et de la consommation d'abats de porc non-castré. Suite à l'analyse des résultats obtenus, nous avons observés une seule différence significative entre la production naturelle des métabolites des 19-norstéroïdes et leur excrétion suite à une administration. En effet, les concentrations urinaires les plus élevées étaient de 15 ng/ml pour les femmes enceintes comparativement à 42 200 ng/ml pour l'administration de 19-norstéroïdes. Le rapport entre la norandrostérone et la norétiocholanolone excrétées sous forme glucuroconjuguée et la proportion relative de norandrostérone glucuroconjuguée par rapport à celle sulfoconjuguée tendaient à être différents selon l'origine endogène ou exogène des 19-norstéroïdes. Cependant, les importantes variations observées entre les échantillons provenant d'une même source ont rendu impossible l'utilisation de tels paramètres pour distinguer entre les métabolites provenant d'une sécrétion physiologique et ceux excrétés suite à une administration de 19-norstéroïdes. Finalement, nos résultats indiquaient que seules les femmes enceintes excrétaient naturellement les métabolites des 19-norstéroïdes à des niveaux détectables. Nos résultats soutenaient 1'hypothèse que les abats de porc non-castré représentent une source de consommation involontaire de 19-norstéroïdes. Nous avons observé que la consommation de 100 g de rein conduisait à l'excrétion de norandrostérone à une concentration maximale pouvant atteindre 20 ng/ml, ce qui était de 10 et 20 fois plus élevé que les niveaux excrétés suite à la consommation de foie et de viande, respectivement. Par la suite, les analyses sur CG/SMRI ont démontré que la teneur en 13C de la norandrostérone excrétée suite à la consommation d'abats de porc non-castré correspondait à une source endogène et permettait donc de différencier cette consommation involontaire d'une administration volontaire. L'ensemble de nos résultats confirment que le seuil de positivité établi par le C.I.O. à 2 ng/ml pour les hommes et à 5 ng/ml pour les femmes demeure le critère le plus adéquat pour contrôler l'usage illicite des 19-norstéroïdes. De plus, nos travaux nous ont permis de constater que seule l'analyse sur CG/SMRI permet de discriminer efficacement entre l'origine endogène et celle exogène des métabolites des 19-norstéroïdes.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Ayotte, Christiane
Informations complémentaires: Résumé avec symboles
Mots-clés libres: metabolite ; steroide ; dopage ; norsteroide ; norandrosterone ; noretiocholanolone
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 18 déc. 2015 19:45
Dernière modification: 18 déc. 2015 19:45
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/2138

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