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Impact des pratiques culturales du maïs sur la dynamique de l'eau et de l'azote dans le sol.

Simard, Martin (1996). Impact des pratiques culturales du maïs sur la dynamique de l'eau et de l'azote dans le sol. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en sciences de l'eau, 110 p.

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Résumé

Les sources diffuses de contamination de l'eau associées aux activités agricoles présentent un risque pour la qualité des écosystèmes. Les pertes environnementales de contaminants agricoles (herbicides, nitrates, etc.) sont d'une part minimisées par une bonne gestion des programmes phytosanitaires et de fertilisations, et d'autre part sont variables selon les pratiques culturales préconisées. Les pratiques de conservation du sol peuvent réduire le ruissellement et les pertes de sols par érosion, diminuant par le fait même les pertes environnementales vers les eaux de surface. La présente étude vise à évaluer l'impact des pratiques culturales du maïs sur la dynamique de l'eau et de l'azote dans le sol. Deux sols québécois ont été étudiés pendant les étés 1994 et 1995: une argile près de Varennes et un loam dans la région de Frelighsburg. Un sel de bromure a été utilisé pour caractériser la répartition des écoulements de l'eau selon les travaux de sols étudiés, à savoir le semis direct, le chisel et le labour conventionnel. L'évolution spatio-temporelle des nitrates dans le sol a également été mesurée. Le dispositif expérimental utilisé pour les deux sites est un factoriel en blocs aléatoires complets, avec trois blocs de répétition. Au niveau des écoulements de l'eau à Frelighsburg, le semis direct montre, pour les deux années, des volumes ruisselés en moyenne dix fois inférieurs à ceux du labour conventionnel. Le semis direct favorise donc l'infiltration de l'eau, comme le démontrent les plus fortes concentrations en bromures retrouvées en profondeur dans le sol. La dynamique de l'azote dans le sol est également affectée par l'intensité des travaux primaires. Sous labour conventionnel, le remaniement du sol et l'incorporation des résidus de récolte favorisent les processus de minéralisation de la matière organique. Les concentrations en nitrates mesurées dans la couche de surface augmentent avec l'intensité du travail du sol, soit du semis direct au labour, et ce pour les deux années. Par contre, les résultats montrent que l'évolution temporelle des nitrates dans le sol est variable selon les conditions climatiques observées pendant les deux étés de suivi. Par la suite, des simulations ont été réalisées avec le modèle AgriFlux pour être comparées avec les mesures de terrain et dans le but d'évaluer les pertes en azote selon les travaux de sol étudiés. Le modèle a été appliqué sur une période de 10 ans pour le site de Frelighsburg, en tenant compte des antécédents culturaux du site. Dans toutes les simulations réalisées, les concentrations en nitrates dans l'eau souterraine étaient supérieures à la norme québécoise de potabilité, soit 10 mg N/L. Selon ces résultats, les travaux de sol ne possèdent pas d'influence notable sur les quantités d'azote lessivé jusqu'à la zone saturée. Les doses de fertilisants appliqués dans le modèle influencent beaucoup plus les pertes en azote vers les eaux souterraines et superficielles. Ceci fait ressortir l'importance d'un programme de fertilisation bien adapté à un type de sol donné.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Banton, Olivier
Mots-clés libres: maïs; eau; azote; sol; activité agricole; contamination; écosystème
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 11 févr. 2014 21:31
Dernière modification: 17 mars 2016 13:28
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/1972

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