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Utilisation d'indicateurs biologiques pour prédire la persistance d'herbicides en sol agricole.

Salvano, Esther (1991). Utilisation d'indicateurs biologiques pour prédire la persistance d'herbicides en sol agricole. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en sciences de l'eau, 121 p.

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Résumé

Le présent projet s'inscrit dans la problématique de la contamination des eaux souterraines par les pesticides en milieu agricole. L'importance de cette étude s'explique par le fait qu'au Québec, les eaux souterraines occupent une place prépondérante dans la richesse en eau douce et que l'utilisation de cette ressource est devenue de plus en plus importante. Pour éviter la pollution des aquifères, on doit mettre en place un système de contrôle efficace pour l'utilisation des pesticides: ce contrôle nécessite de bien connaître le destin des pesticides dans la zone non- saturée du sol. Le projet a pour objectif principal de caractériser, en laboratoire et sur un site expérimental de culture, le destin d'un herbicide abondamment utilisé au Québec: l'atrazine, en relation avec l'activité microbiologique du sol. Depuis quelques années, on utilise des bio-indicateurs pour représenter l'activité biologique que l'on retrouve dans le sol, activité qui est principalement responsable de la dégradation des pesticides. Les deux bio-indicateurs ou paramètres de l'activité biologique retenus dans cette étude sont le dégagement de CO₂ et l'ammonification de l'arginine. On considère ceux-ci comme étant représentatifs de l'activité de la biomasse du sol; le premier est lié au cycle du carbone et le second au cycle de l'azote. En corrélant les résultats caractérisant l'activité de la biomasse avec ceux de la cinétique de dégradation de l'atrazine, on obtient une relation qui peut être très utile dans l'évaluation indirecte des constantes de dégradation des herbicides et donc dans l'application de modèles mathématiques du transport de ces composés dans le sol. Pour obtenir ce type de corrélations, nous avons utilisé trois paramètres différents que nous avons fait varier à l'intérieur d'un certain domaine de valeurs: la profondeur du sol, la concentration en glucose ajoutée comme substrat et la concentration en atrazine ajoutée. Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes. Dans le cas de la profondeur du sol, l'activité de la biomasse décroît avec la profondeur du sol. Pour l'essai concernant la concentration en glucose, dans l'ensemble les bio-indicateurs sont corrélés positivement avec la concentration en glucose, de même que le temps de demi-vie de l'atrazine. Dans le cas de la concentration en atrazine, les corrélations entre les bio-indicateurs et la concentration en atrazine sont à tendance positive et le temps de demi-vie de l'atrazine est corrélé négativement. Ainsi l'utilisation de bio-indicateurs pour prédire la persistance d'herbicides dans un sol agricole est une voie prometteuse qui pourrait permettre de mieux évaluer les risques de contamination des eaux souterraines par ces composés.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Villeneuve, Jean-Pierre
Co-directeurs de mémoire/thèse: Lafrance, Pierre
Mots-clés libres: indicateur biologique; herbicide; pesticide; eau souterraine; sol agricole; atrazine; activité microbiologique
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 18 févr. 2014 13:57
Dernière modification: 17 mars 2016 13:20
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/1963

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