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Évaluation de l’enlèvement des micro-organismes pathogènes et des germes indicateurs présents dans les eaux usées lors d’un traitement physico-chimique suivi d’une désinfection aux U.V.

Paquette, Simon (2004). Évaluation de l’enlèvement des micro-organismes pathogènes et des germes indicateurs présents dans les eaux usées lors d’un traitement physico-chimique suivi d’une désinfection aux U.V. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en microbiologie appliquée, 136 p.

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Résumé

Le Programme d'assainissement des eaux du Québec a permis de doter la majorité des municipalités du Québec de stations d'épuration de leurs eaux usées. Plusieurs types de traitement sont utilisés pour traiter ces eaux: étangs aérés, procédés physico-chimiques avec ou sans biofiltration, boues activées. Le Ministère de l'Environnement fixe des objectifs de rejet (OER) qui servent à la conception des stations d'épuration. À partir de ces objectifs de rejet, le Ministère des Affaires Municipale du Sport et des Loisirs (MAMSL) fixe des exigences de rejet selon le traitement mis en place. Ces exigences de rejet portent principalement sur la réduction de la matière organique, de la matière en suspension et du phosphore. Lorsque les rejets de ces stations affectent des zones à vocation récréo-touristique ou des prises d'eau potable, une désinfection est ajoutée et une exigence de rejet est ajoutée. Le paramètre de contrôle est la mesure des coliformes thermotolérants (fécaux) (Payment, 2003). L'élimination des microorganismes pathogènes par ces stations d'épuration n'a toutefois jamais été étudiée. Durant six mois, la présence et l'enlèvement des micro-organismes pathogènes et de bactéries indicatrices de l'efficacité du traitement ont été étudiés à la station d'épuration du secteur Fabreville de la ville de Laval. Cette station utilise un traitement physico­ chimique suivi d'une désinfection UV. Le traitement physico-chimique nécessite une attention particulière puisque la majorité des eaux usées québécoises sont traitées ainsi. Le nombre de micro-organismes pathogènes et indicateurs est élevé à 1'affluent de la station. Le traitement physico-chimique permet une réduction d'environ 90% des bactéries indicatrices, 89% des coliphages et près de 82% des virus entériques humains cultivables. Le parasite Giardia lamblia est le micro-organisme le plus efficacement enlevé par ce traitement (97%) à cause de sa dimension plus importante que les autres. La désinfection UV permet une réduction de 99% des coliformes et des coliphages somatiques et réduit de 95% les coliphages F-ARN. Il élimine toutefois moins efficacement les bactéries sporulantes (62%) et les virus (69%). En général, la station respecte ses exigences de rejet, mais un nombre significatif de micro-organismes pathogènes est toujours présent dans l'effluent de la station. De plus, la désinfection est le seul moyen pour atteindre les objectifs fixés.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Payment, Pierre
Mots-clés libres: coliphage ; coliforme ; uv ; microorganisme ; eau ; epuration ; desinfection
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 13 janv. 2014 15:48
Dernière modification: 16 déc. 2015 21:38
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/1936

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