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L'hormone anti-mullerienne : expression, regulation et biomarqueur des follicules ovariens

Choisi, Thérèsa Jessy (2010). L'hormone anti-mullerienne : expression, regulation et biomarqueur des follicules ovariens Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en sciences expérimentales de la santé, 138 p.

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Résumé

La vie reproductive d'une femme est limitée par le nombre de ses gamètes. Les follicules primordiaux sont la forme de réserve de ces gamètes et leur nombre est défini dès la naissance chez la femme. Etant non renouvelables, ils sont une source épuisable pour sa fertilité. Dans l'ovaire, les follicules primordiaux sont en quiescence et peuvent le rester durant des décennies chez la femme. Une fois activés, ils évoluent en différents stades de maturation (follicules primaires, secondaires et antraux) qui reflètent une fertilité à moyen et court terme. Chez la femme, la perte des follicules ovariens est constante et aboutit à l'apparition d'une ménopause après plusieurs dizaines d'années. Plusieurs expositions ovo-toxiques environnementales peuvent accélérer la perte des follicules et conduire à une ménopause précoce. L'estimation de la réserve ovarienne (l'ensemble des follicules ovariens) devient une préoccupation pertinente ces demières.années. En effet, l'amélioration des taux de survie aux cancers chez des femmes en âge de procréer, l'augmentation des expositions environnementales potentiellement ovo-toxiques et le recul de l'âge auquel les femmes ont leur premier enfant ont accru la nécessité d'avoir des outils permettant d'évaluer la taille de la réserve ovarienne. Plusieurs biomarqueurs sont utilisés afin de déterminer la taille de la réserve ovarienne à moyen et court terme#x0003B toutefois, leur capacité à prédire la réserve ovarienne à long terme et les stades folliculaires qu'ils reflètent le plus sont méconnus. Actuellement, aucuns biomarqueurs ne donnent accès au nombre de follicules primordiaux. Des études épidémiologiques chez la femme et, d'autres menées sur des souris ont démontré que le taux sérique d'hormone anti-Müllerienne (AMH) reflétait la fertilité et qu'il serait corrélé au nombre de follicules primordiaux (fertilité à long terme). L'AMH serait le meilleur candidat pour évaluer le nombre de follicules primordiaux comparé aux biomarqueurs couramment utilisé pour évaluer la réserve ovarienne (la FSH, l'œstradiol et l'inhibine B). Afin de comparer ces biomarqueurs et déterminer leur lien avec le nombre de follicules primordiaux, nous avons élaboré un modèle in vivo dans lequel la population folliculaire est modulée. En effet, 4 groupes de souris (CD-1) ont été exposées, par voie intra péritonéale, au 4-Vinylcyclohexène diepoxide (VCD), un agent ovo-toxique ciblant les petits follicules, à des doses et périodes différentes (80- 160 mglkg/j) ou le véhicule pour le groupe contrôle (DMSO/saline). Des sacrifices ont eu lieu 21, 41 et 61 jours après la première injection. La pesée des souris et de divers organes n'ont montré aucune toxicité non spécifique du VCD. Toutes les souris exposées au VCD présentaient une diminution significative du nombre de follicules primordiaux et petits primaires quelques soit le point de temps observé. Par contre ce n'est que 41j après la première exposition qu'on observe une diminution significative du taux d'AMH sérique (psc0.05) lorsque le nombre de follicules secondaires diminuent chez les groupes traités au VCD. En comparaison, le taux d'inhibine B diminue également chez tous les groupes traitées au VCD à 41j (psc0.05) mais pas à 61j (psc0.05), tandis que celui de la FSH augmente significativement à partir de 4lj uniquement pour le groupes traité avec la plus forte dose de VCD (160 mglkg/j-20j, 41 et 6lj, psc0.05). Le taux sérique d'œstradiol ne présente aucun changement significatif quelques soit le point de temps (psc0.05). Seule l'AMH sérique présente une corrélation avec le nombre de follicules primordiaux (Test de Pearson, r=0.31-0.61) et avec le nombre de follicules en croissance (r-0.5-0.7) à tous les points de temps. Les autres biomarqueurs ne présentent aucune corrélation entre leur taux sérique et le nombre de follicules primordiaux à tous les points de temps. Etonnamment la diminution sérique d'AMH n'est pas reflétée dans l'ovaire par une diminution de l'expression protéique de l'AMH que sc soit à 2lj et 4Ij. Les cellules de la granulosa pourraient accroître leur production en AMH et/ou diminuer la libération de l'AMH dans la circulation sanguine. L'AMH sérique semble être le meilleur biomarqueur de la réserve ovarienne parmi ceux testés. De plus, l'AMH permettrait d'évaluer l'impact d'ovo-toxique sur la réserve ovarienne dans son ensemble compte-tenu de sa corrélation avec le nombre de follicules primordiaux et les follicules en croissance. Désormais, nous disposons d'un modèle d'ovo-toxicité qui permettra de tester d'autres bio-marqueurs de la réserve ovarienne.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Devine, Patrick J.
Mots-clés libres: Ovaire
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 11 févr. 2013 16:26
Dernière modification: 11 nov. 2015 15:10
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/167

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