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Production de protéines alimentaires par procédé bactérien aérobie thermophile: étude de cas d'un effluent d'abattoir.

Gariépy, Stéphane (1987). Production de protéines alimentaires par procédé bactérien aérobie thermophile: étude de cas d'un effluent d'abattoir. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en sciences de l'eau, 291 p.

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Résumé

Les rejets de l'industrie de l'abattage et de la préparation des viandes ont été classés les plus dommageables a l'environnement par l'EPA (Agence de protection de l'environnement des États-Unis) parmi les effluents agro-industriels. Ces eaux usées, caractérisées par une demande en oxygène élevée, une odeur et une couleur marquée et une qualité bactériologique médiocre, ne peuvent être ni déversées dans un cours d'eau pour des raisons écologiques, ni rejetées dans un égoût municipal parce que causant de sérieux problèmes d'opération lors du traitement conjoint avec les effluents domestiques; ces effluents doivent donc être traités à un niveau acceptable sur le site même de l'usine, et à un coût élevé. D'autre part, ces effluents sont généralement libres de contamination par les métaux lourds et par les pesticides, et facilement traitables par voies biologiques; il se prêtent donc bien à un procédé produisant une biomasse commercialisable pour l'alimentation animale. Le procédé aérobie thermophile proposé, dérivé du procédé de traitement par boues activées, consiste à multiplier dans un effluent une culture bactérienne mixte en conditions aérobie à une température variant entre 45 et 65°C. La biomasse protéique ainsi cultivée est séparée du milieu de croissance par sédimentation gravitaire et par centrifugation, et ensuite séchée, avant d'être incorporée dans l'alimentation animale. Afin de démontrer la faisabilité technique de cette approche, un effluent d'abattoir a été soumis a une série d'essais à l'échelle du laboratoire dans un bio-réacteur opéré sans recyclage des cellules, à des températures de 45, 52 et 58°C. L'efficacité du procédé sur le plan traitement a été révélée par l'enlèvement de plus de 90% de la DCO (demande chimique en oxygène) pour tous les temps de séjour étudiés (6, 12, 18, 24 et 30 heures) à 45 et 52°C, alors qu'à 58°C une réduction de plus de 86% était atteinte, exception faite du temps de séjour de 6 heures. L'efficacité de l'enlèvement du phosphore s'est aussi montrée excellente avec une réduction de plus de 74% de l'orthophosphate à tous les temps de séjour étudiés. En outre, le contenu en protéines brutes de la biomasse recueillie a atteint en moyenne près de 70%, et la composition en acides aminés de la protéine est adéquate pour autoriser l'introduction de la biomasse à titre de concentré dans les rations alimentaires du porc et de la volaille.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Couillard, Denis
Mots-clés libres: abattoir; procédé bactérien; aérobie thermophile; protéine alimentaire
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 07 oct. 2013 19:12
Dernière modification: 18 nov. 2015 19:54
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/1544

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