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Rôle de l'hémagglutinine dans la neurovirulence morbillivirale

Bonami, François (2006). Rôle de l'hémagglutinine dans la neurovirulence morbillivirale Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 74 p.

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Résumé

Les complications neurologiques sont la première cause de décès attribuable à la rougeole dans les pays sous-développés. L'encéphalite aigu, qui apparaît pendant la phase symptomatique de l'infection, est la forme la plus commune, et affecte un patient sur mille. Toutefois, les facteurs viraux qui contribuent à cette pathologie sont encore incompris dû au manque d'un modèle animal approprié. Pour mieux comprendre les mécanismes et les facteurs viraux de la neurovirulence, nous avons utilisé un modèle basé sur l'étude du CDV chez les furets. Nous avons employé les virus recombinant A75eH, souche neurovirulente, et 5804PeH, souche non neurovirulente, qui contiennent une unité de transcription additionnelle codant pour l'eGFP qui permet la visualisation des cellules infectées. Puisque l'attachement aux cellules cibles joue un rôle majeur dans le tropisme viral, nous avons émis l'hypothèse que la protéine d'attachement (H) déterminait le phénotype de neurovirulence observé avec le virus A75eH. Des virus chimériques ont été produits, dans lesquels la protéine H était échangée entre la souche neurovirulente A75eH et la souche non neurovirulente 5804PeH. Ainsi, les virus 58HA75 et A75H58 ont été produits. De plus, pour s'assurer que les protéines de fusion (F) etH interagissaient efficacement ensemble nous avons aussi créé des virus avec ces deux protéines échangées: 58FHA75 et A75FH58. Nous avons observé que la réplication de tous les virus chimériques, in vitro, était similaire aux virus parents, indiquant que les protéines H hétérologues interagissent efficacement et que les virus se répliquaient efficacement. En caractérisant les virus, in vivo, nous avons trouvé que les différents virus chimériques se répliquaient efficacement et conservaient les propriétés immunosuppressives des virus parents. L'échange de la protéine H n'a pas influencé la durée de la maladie causée par les virus chimériques comparativement aux virus parents. Les virus ayant les protéines F et H échangées avaient une durée de la maladie qui différait d'avec les virus parents. Les virus se sont révélés capables d'infecter le cerveau via deux voies d'infection : la voie antérograde par les bulbes olfactifs et hématogène par le plexus choroïde. Les virus possédant la protéine H de A75eH montre une plus forte expression de l'eGFP dans les bulbes olfactifs toutefois la protéine H de 5804PeH cause le même effet lors de l'infection du plexus choroïde. Malgré cette influence positive de la protéine H de A75eH pour neuroinvasion par la voie antérograde, le facteur déterminant de l'intensité de la fluorescence était la durée de la maladie causée par le virus. Le tropisme des deux virus qui causent la maladie la plus longue, A75eH et A75H58, a permis de démontrer que peu importe la protéine H en question les deux virus sont efficaces pour infecter les cellules gliales et neuronales. Finalement, la protéine H de A75eH a une influence positive pour la neuroinvasion virale toutefois, la durée de la maladie est en majeur partie responsable de la neurovirulence observé aux bulbes olfactifs. Donc, d'autres protéines expliquant la différence dans la durée de la maladie entre les deux souches doivent être impliquées.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: von Messling, Veronika
Mots-clés libres: rougeole ; encephalite ; neuroinfection
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 26 sept. 2013 14:21
Dernière modification: 18 déc. 2015 16:37
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/144

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