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Effets du dioxyde d'azote et de l'ozone sur les maladies respiratoires à Montréal.

Caouette, Chantal (2010). Effets du dioxyde d'azote et de l'ozone sur les maladies respiratoires à Montréal. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en sciences de l'eau, 96 p.

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Résumé

Les effets du réchauffement climatique et de la qualité de l’air sur la santé représentent des sujets très étudiés en épidémiologie et en santé publique. Ces études permettent d’évaluer la relation entre la météo et la qualité de l’air, et de déterminer des seuils critiques pour une meilleure gestion du risque d’exposition. Dans la présente étude, on s’intéresse à l’effet de la météorologie combiné à l’effet de l’O₃ et du NO₂ sur les hospitalisations pour l’asthme et sur les consultations aux urgences pour causes respiratoires, à Montréal, à l’aide de données couvrant une grande période, soit de 1989 à 2006. La disponibilité d’une telle base de données permettra de mettre à jour la relation entre la qualité de l’air et la morbidité en tenant compte des dernières tendances observées dans les variables de la pollution et des variables reliées à la météorologie. À l’aide d’un modèle additif généralisé (GAM), on vérifie l’impact des variables météorologiques (température moyenne, précipitations, pression atmosphérique et humidité relative) et de la pollution (dioxyde d’azote (NO₂) et ozone (O₃)), ainsi que des variables confondantes (année et jour de la semaine), sur la morbidité respiratoire à Montréal. Les données utilisées correspondent aux séries chronologiques standardisées de 1988 à 2006 des hospitalisations pour asthme (CIM-9 : 493) et des admissions aux urgences pour troubles respiratoires. Le choix des variables a été effectué à partir d’une revue de littérature sur des études semblables aux Canada et partout ailleurs dans le monde. Des durées d’exposition de 1 à 10 jours ont été considérées pour tenir compte des effets retardés qui pourraient être associés à chacune des variables. Le critère de la validation croisée généralisée (GCV) est utilisé afin d’opter pour le meilleur décalage pour les variables météorologiques et de pollution. Les résultats obtenus montrent que, pour la catégorie de 1 à 14 ans, sur une exposition de huit jours, l’augmentation de 10 µg/m³ de NO₂ en hiver est reliée à une augmentation relative significative de 6,6% du nombre quotidien d’hospitalisations pour l’asthme. Pour les personnes de 65 ans et plus, l’augmentation de 10 μg/m³ d’ozone en été est associée à des augmentations significatives du risque d’hospitalisation pour l’asthme ou de visite à l’urgence pour des troubles respiratoires (respectivement de 0,9% entre 63 et 134 µg/m³ et de 0,6% entre 24 et 94 µg/m³). On observe un seuil de 70 µg/m³ d’ozone à partir duquel l’effet sur l’asthme s’aggrave. L’effet du NO₂ est davantage visible auprès des personnes de 1 à 14 ans que celles de 65 ans et plus. Le seul polluant ayant un impact significatif sur les admissions aux urgences pour troubles respiratoires est l’ozone, auprès des personnes de 65 ans et plus, avec une durée d’exposition de 0 ou de 7 jours. Dans l’ensemble, les variables de pollution et la température moyenne ont plus d’impacts sur la santé respiratoire lorsque l’on en observe les extrêmes pendant plusieurs jours. De plus, il semble que la température soit plus néfaste pour l’asthme que la pollution atmosphérique.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Ouarda, Taha B.M.J.
Co-directeurs de mémoire/thèse: El Adlouni, Salaheddine
Mots-clés libres: pollution atmosphérique; ozone; dioxyde d’azote; maladies respiratoires; modèles additifs généralisés; Generalized Additive Models; GAM
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 04 juin 2013 19:51
Dernière modification: 11 nov. 2015 20:43
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/1424

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