Toghraei, Arash (2026). Electrochemical nitrogen reduction in aqueous media: challenges and ultrasound-enhanced catalytic strategies. Thèse. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Doctorat en sciences de l'énergie et des matériaux, 103 p.
Prévisualisation |
PDF
- Version publiée
Télécharger (3MB) | Prévisualisation |
Résumé
L’ammoniac (NH₃) joue un rôle vital dans la vie moderne, étant le principal composant des engrais qui soutiennent des milliards de personnes. Cependant, sa production industrielle dépend fortement de l’H₂ produit à partir de combustibles fossiles, entraînant des émissions importantes de CO₂. La réaction électrochimique de réduction de l’azote (NRR) a émergé comme une approche prometteuse pour la production verte d’NH₃, qui peut également être utilisée comme carburant durable. Dans ce processus, le N₂ est réduit au niveau de la cathode, mais dans les solutions aqueuses, la réduction de l’eau en H₂ concurrence fortement, rendant la formation d’NH₃ difficile.
Dans ce travail, deux approches différentes ont été explorées pour améliorer la production d’NH₃. Tout d’abord, l’alliage a été étudié afin d’améliorer les propriétés de surface de la cathode pour la NRR. L’activité NRR d’un alliage argent-étain (Ag-Sn) a été examinée. Deux éléments ont été alliés, qui sont de faibles catalyseurs pour la réduction de l’eau et qui, à l’état pur, ont été rapportés comme présentant une bonne activité NRR, une combinaison avantageuse pour la NRR. Des expériences de contrôle à long terme dans 2 M KOH et 0,5 M K₂SO₄ ont révélé que l’NH₃ détecté provenait de contaminations plutôt que de la NRR. Des calculs basés sur la théorie de la fonctionnelle de la densité ont montré que, bien que Ag₃Sn présente un potentiel de démarrage de la NRR inférieur à celui de l’Ag et de l’étain purs, il nécessite néanmoins des surtensions élevées pour que la réaction se déroule. Ces résultats soulignent l’importance de réaliser correctement des tests de contrôle à long terme afin d’éviter des rapports faussement positifs sur l’activité NRR.
La deuxième approche a abordé la difficulté observée d’activer électrochimiquement le N₂. Dans cette méthode novatrice, une cellule électrochimique a été placée dans un bain à ultrasons, où la sonication active les molécules de N₂ pour leur réduction ultérieure à la cathode. Sans ultrasons, aucun NH₃ n’a été détecté avec une cathode en cuivre pendant 1 heure, tandis que la NRR sonoélectrochimique a produit 15,6 µg/h d’NH₃ en utilisant un mélange N₂+Ar à 50:50. L’ajout de polytétrafluoroéthylène (PTFE), qui génère des charges de surface triboélectriques sous conditions ultrasonores et favorise la formation de radicaux réactifs, a significativement amélioré l’activation du N₂. Cette amélioration a été confirmée par une augmentation d’environ 25 fois de la concentration en NO₂⁻, ce qui a conduit à un taux de production d’NH₃ de 78,9 µg/h. Les expériences de contrôle ont confirmé que l’NH₃ provenait uniquement du N₂. L’étude met également en évidence les rôles critiques des niveaux optimisés d’O₂, de l’incorporation d’Ar et de la charge en PTFE dans la promotion de l’activation du N₂ et l’augmentation du rendement en NH₃.
Cette thèse souligne les défis liés à la contamination et à la fiabilité des mesures de la NRR, ainsi que la difficulté de produire de l’NH₃ uniquement par des réactions électrochimiques en solution aqueuse. Elle présente ensuite une nouvelle méthode tirant parti de la sonochimie pour l’activation du N₂ et de sa possible intégration avec la réduction électrochimique pour la production verte d’NH₃ en solution aqueuse.
Ammonia (NH₃) plays a vital role in modern life, serving as the main component of fertilizers sustaining billions. However, its industrial production relies heavily on H2 produced from fossil fuels, causing significant CO₂ emissions. Electrochemical nitrogen reduction reaction (NRR) has emerged as a promising approach for green NH₃ production which can also be used as a sustainable fuel. In this process, N₂ is reduced at the cathode, but in aqueous solutions, water reduction to H₂ competes strongly, making NH₃ formation challenging.
In this work, two different approaches were explored to enhance NH₃ production. First, alloying was studied to improve cathode surface properties for NRR. The NRR activity of a silver-tin alloy (Ag3Sn) was studied. Two elements were alloyed, which are weak catalysts for water reduction, and in their pure form have been reported to exhibit good NRR activity, a combination that is advantageous for NRR. Long-term control experiments in 2 M KOH and 0.5 M K₂SO₄ revealed that the detected NH₃ originated from contamination rather than NRR. Density functional theory calculations further showed that although Ag₃Sn exhibits a lower NRR onset potential than pure Ag and Sn, it still requires high overpotentials to proceed. These results highlight the importance of properly running long-term control tests to avoid false-positive reports of NRR activity.
The second approach addressed the observed difficulty of activating N₂ electrochemically. In this novel method, an electrochemical cell was placed in an ultrasonic bath, where sonication activated N₂ molecules for subsequent reduction at the cathode. Without ultrasound, no NH₃ was detected using a copper cathode within 1 hour, whereas sonoelectrochemical NRR produced 15.6 µg/h NH₃ using a 50:50 N₂+Ar mixture. Addition of polytetrafluoroethylene (PTFE), which generates triboelectric surface charges under ultrasonic conditions and promotes reactive radical formation, significantly enhanced N₂ activation. This enhancement was supported by a ~26-fold increase in NO₂⁻ concentration. This resulted in a NH3 production rate of 78.9 µg/h. Control experiments confirmed that the NH₃ originated solely from N₂. The study also highlights the critical roles of optimized O₂ levels, Ar incorporation, and PTFE loading in promoting N₂ activation and increasing NH₃ yield.
The thesis highlights the challenges of contamination and reliable NRR measurement, along with the difficulty of producing NH₃ solely through electrochemical reactions in aqueous solutions. It then presents a new method that takes advantage of sonochemistry for N2 activation and the possibility of its integration with electrochemical reduction for green NH3 production from N2 in aqueous solutions.
| Type de document: | Thèse Thèse |
|---|---|
| Directeur de mémoire/thèse: | Guay, Daniel |
| Co-directeurs de mémoire/thèse: | Peslherbe, Gilles |
| Mots-clés libres: | Réaction de réduction de l’azote ; Alliage Ag-Sn ; Contamination en ammoniac ; Électrocatalyse assistée par ultrasons ; Contact-électro-catalyseur ; Production verte d’ammoniac ; Conversion du N₂ ; Électrification par contact ; Nitrogen reduction reaction ; Ag-Sn alloy ; Ammonia contamination ; Ultrasound-Assisted Electrocatalysis ; Contact-electro-catalyst ; Green ammonia production ; N2 conversion ; Contact electrification |
| Centre: | Centre Énergie Matériaux Télécommunications |
| Date de dépôt: | 03 nov. 2026 20:01 |
| Dernière modification: | 03 nov. 2026 20:01 |
| URI: | https://espace.inrs.ca/id/eprint/17800 |
Gestion Actions (Identification requise)
![]() |
Modifier la notice |

Statistiques de téléchargement
Statistiques de téléchargement