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Rapports de pouvoir et enjeux métropolitains dans l'agglomération montréalaise, 1920-1961 : les problèmes de l'organisation institutionnelle, de la planification du territoire et du transport des personnes.

Pineault, Stéphane (2000). Rapports de pouvoir et enjeux métropolitains dans l'agglomération montréalaise, 1920-1961 : les problèmes de l'organisation institutionnelle, de la planification du territoire et du transport des personnes. Thèse. Montréal, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Doctorat en études urbaines, 445 p.

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Résumé

Cette thèse analyse la question des rapports de pouvoir et des enjeux métropolitains à Montréal, entre 1920 et 1961, à la lumière des problèmes plus spécifiques de l'organisation institutionnelle, de la planification du territoire et du transport des personnes. Pour mieux comprendre ces rapports de pouvoir, l'analyse s'appuie sur l'approche des régimes politiques urbains. Cette approche propose une conception du pouvoir en termes de « production sociale », conception selon laquelle la création d'une alliance, entre des acteurs privés et publics, est nécessaire pour que des « politiques publiques significatives» se réalisent. À partir de sources documentaires qui permettent de saisir le jeu des acteurs concernés, la recherche explore la nature des rapports de pouvoir caractérisant les enjeux métropolitains en se questionnant sur la présence d'une régime politique urbain, ou métropolitain, à l'échelle de l'agglomération montréalaise. La notion de régime insiste sur l'mportance des ressources pour bien comprendre la façon dont les alliances apparaissent. Dans le cas de l'alliance observée dans l'agglomération de Montréal, deux acteurs sont mieux situés pour mener à bien des politiques métropolitaines. Premièrement, la Ville de Montréal, tant en raison de son poids démographique et de l'mportance de ses ressources fiscales et professionnelles. Deuxièmement, le gouvernement du Québec qui dispose d'un pouvoir, d'abord de contrainte et de tutelle, mais aussi financier, qui lui permet de mener les politiques publiques qu'il privilégie. Au terme de l'analyse, l'hypothèse selon laquelle l'année 1921 marque le début d'un nouveau type de rapport entre Montréal, certaines municipalités de la banlieue de 111e et le gouvernement provincial est vérifiée partiellement. Mais la seconde partie de cette hypothèse, selon laquelle cette nouvelle dynamique, qui prend la forme d'un régime politique urbain de type « réformiste métropolitain», qui réussit à se maintenir pendant plusieurs années, ne s'avère pas exacte. En effet, bien que la création de la Commission métropolitaine de Montréal puisse être interprétée comme le fruit d'une alliance à laquelle participe la Ville de Montréal, les représentants socio-économiques et les municipalités de banlieue, plusieurs difficultés empêchant cette alliance de se renforcer dénotent plutôt l'affirmation des pouvoirs de la Ville de Montréal et du gouvernement provincial. Le régime politique métropolitain de l'agglomération montréalaise qui existe entre 1920 et 1961 peut, en ce sens, être qualifié de régime «ville centre-dépendant de l'État ». C'est-à-dire que la production des politiques publiques métropolitaines significatives est essentiellement accomplie par une collaboration entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec. Dans ce contexte, et plus particulièrement à la lumière du rôle restreint joué par le secteur privé dans cette alliance, le cas de l'agglomération montréalaise répond difficilement aux critères normalement reconnus par la littérature pour identifier l'existence d'un régime PQlitique. Pour accepter que le type d'alliance existant entre le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal soit qualifié de régime politique urbain, ou métropolitain, la notion de régime doit donc être réinterprétée. Cette relecture éclaire deux différences fondamentales qui distinguent cette recherche de la plupart des études ayant utilisé l'approche des régimes politiques urbains, différences qui apparaissent déterminantes pour la nature des rapports de pouvoir identifiés id. la première différence apparaît liée à la tradition des provinces canadiennes en matière de gestion municipale où, contrairement au contexte américain, le gouvernement de tutelle exerce un contrôle important sur les municipalités. la deuxième distinction concerne la nature des alliances à l'échelle métropolitaine qui, à la différence des alliances à l'échelle urbaine, dépendent avant tout des ressources gouvernementales et des municipalités qui forment l'agglomération, plutôt que des ressources du secteur privé.

Type de document: Thèse
Directeur de mémoire/thèse: Collin, Jean-Pierre
Co-directeurs de mémoire/thèse: Petrelli, Robert
Mots-clés libres: Organisation; institution; Montréal; planification; territoire; enjeu métropolitain; 1920-1961; transport urbain; personne; rapport; pouvoir; ville.
Centre: Centre Urbanisation Culture Société
Date de dépôt: 28 juin 2012 16:59
Dernière modification: 20 juill. 2015 12:51
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/9

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