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Dopage sanguin: antigènes érythrocytaires

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Dubé, Jean (1993). Dopage sanguin: antigènes érythrocytaires Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en sciences expérimentales de la santé, 92 p.

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Résumé

Le terme "dopage sanguin" désigne l'injection de globules rouges (GAs) chez un athlète désirant augmenter sa puissance aérobie en vue d'une épreuve d'endurance. Il existe deux types de dopage sanguin: le dopage autologue, où l'athlète se réinjecte ses propres GRs et le dopage hétérologue, où les GRs utilisés proviennent de donneurs compatibles. Les athlètes de sports d'endurance sont les principaux utilisateurs du dopage sanguin. Parmi ces sports d'endurance, on compte principalement Je cyclisme, le marathon et le ski de fond. L'efficacité ergogénique du dopage sanguin dépend de l'augmentation de la masse globulaire. Habituellement, l'injection de deux culots globulaires est suffisante pour augmenter le transport d'oxygène vers le muscle. Si le muscle à l'effort a la capacité oxidative pour utiliser plus d'oxygène, le dopage sanguin devrait augmenter la consommation maximale d'oxygène de l'athlète et lui permettre une meilleure performance.

Le Comité International Olympique (CIO) interdit le dopage par le sang même s'il n'existe actuellement aucune méthode de dépistage. Le mimétisme quasi-parfait, retrouvé entre les cellules d'un même individu, représente une source de difficulté dans le dépistage du dopage sanguin par transfusion autologue. Les méthodes développées par différents groupes de recherche sont inefficaces ou inacceptables. L'apparition de marqueurs irréversibles du vieillissement érythrocytaire, lors de la conservation en banque de sang, pourrait permettre le développement d'une méthode de dépistage du dopage sanguin par cytométrie de flux. Certains antigènes, l'antigène de sénescence (SCA), le Gala1-3Gai~1-4GicNAc-R (Gal), le "decay accelerating factor'' (DAF) et le récepteur du complément de type 1 (CR1). furent identifiés comme marqueurs du vieillissement érythrocytaire. Ces marqueurs antigéniques permettraient, lors d'analyses en CMF, la distinction de deux populations de cellules dans l'échantillon sanguin d'un athlète utilisant le dopage par le sang. Les populations représenteraient les érythrocytes normaux et les érythrocytes vieillis en conservation. De ces antigènes, seul l'antigène DAF fut décelable par cytométrie de flux. Les résultats obtenus avec l'antigène DAF démontrent que les différences entre les jeunes et les vieux érythrocytes sont minimes. De plus, on retrouve des variations élevées d'antigènes DAF entre les individus. Les différences minimes et les variations font que l'antigène DAF serait inutilisable pour le dépistage du dopage sanguin.

Soulignons enfin que ce projet est basée sur des mécanismes naturels d'élimination d'érythrocytes sénescents de la circulation. Ces mécaflismes, très efficaces au niveau biologique, sont beaucoup plus sensibles que le cytomètre de flux. Lorsque la sensibilité de ce type d'appareil approchera celle du corps humain, il sera alors possible d'utiliser ces mécanismes naturels pour permettre le dépistage du dopage sanguin, sans moyens d'amplification de la fluorescence.

Type de document: Thèse Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Gareau, Raynald
Co-directeurs de mémoire/thèse: Brisson, Guy
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 22 août 2019 15:23
Dernière modification: 22 août 2019 15:23
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/8549

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