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Influence du virus du papillome humain sur l'évolution clinique des lésions préinvasives cervicales

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Bélizaire, Anna-Karine (1996). Influence du virus du papillome humain sur l'évolution clinique des lésions préinvasives cervicales Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 154 p.

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Résumé

Dans le cadre de ce projet de maîtrise nous avons tenté de détenniner si la présence de l'acide désoxyribonucléique (ADN) du virus du genre papillomavirus (HPV) influençait le taux de récidive de patientes traitées pour des lésions cervicales préinvasives. Pour cette étude rétros-pective cas-témoin qui couvre une période de 5 ans, nous avons utilisé les données de plus de 3000 patientes traitées pour une lésion préinvasive cervicale à l'HôtelDieu de Montréal. De celles-ci, nous en avons retenu une centaine qui répondaient à nos critères. La population fut séparée en deux groupes. Le groupe des cas était constitué de patientes (n =55) ayant récidivé suite au traitement (i.e diagnostiqué pour une seconde lésion cervicale), après une période d~au moins douze mois, le groupe témoin comprenait les patientes (n =55) qui n'ont pas récidivé et dont le suivi médical durait une période d'au moins 21 mois. Ces deux groupes furent appariés selon l'âge(± 5 ans), la lésion, le traitement et l'année du diagnostic(± 1 an).

Les échantillons obtenus des archives du département de pathologie furent analysés par réaction de polymérisation en cascade (PCR). Après vérification de la qualité des échantillons, 89,6% des échantillons furent retenus.

La population étudiée était homogène car nous avons comparé deux groupes de patientes ayant eu la même maladie. En effet, nos résultats n'ont révélé aucune variation significative entre les cas ayant récidivés et les témoins concernant le coïtarche, la cohabitation et la parité. Toutefois, l'infection par M.T.S., particulièrement à Candida albicans était significativement plus importante pour les cas que pour les témoins, p = 0,003.

Les patientes traitées pour une lésion HPV positive étaient plus agées, avec 95,8% des patientes âgées de plus de 30 ans comparativement à 66,7% âgée entre 18 et 24 ans, p = 0,018. La lésion traitée était significativement plus sévère chez: les patientes HPV positives (p = 0,034), les patientes plus agées au premier traitement avec 42,1% des plus de 30 ans ayant été traitée pour une lésion CIN 3-CIS comparativement à 2,6 % des patientes âgées entre 18 et 24 ans (p < 0,001 ). La lésion traitée était aussi en général plus sévère chez les femmes cohabitant avec leur partenaire (p = 0,008) et chez celles ayant au moins 1 enfant (p = 0,031). Le coïtarche et les M.T.S. ne semblent pas influencer le grade de la lésion traitée.

Le fait d'avoir été traité pour une lésion HPV positive ou négative n'a pas influencé le temps de récidive et cette étude rétrospective n'a pas mis en évidence de relation entre le HPV et le risque de récidive. En effet, 70,3% des cas ayant récidivé avaient été traitées pour une lésion HPV positive comparativement à 66,7% des témoins. Avec ces résultats nous avons obtenu un risque relatif de récidive 1 ,5 fois plus élevé chez les lésions HPV positives, cette augmentation n'est toute fois pas significative.

Seul l'infection par une M.T.S. après traitement a augmenté le risque de récidive. Ce risque est 6,5 fois plus élevé chez les femmes infectées après traitement (95%CI = 1,467-28,804).

Abstract

The purpose of this project was to determine if the presence ofhuman papillomavirus (HPV) influenced the recurrence rate of patients treated for a preinvasive cervical lesion. In his retrospective nested case-control study spans which 5 year period, we analysed hospital data of more than 3000 women treated at the Hôtel-Dieu de Montréal a downtown Montreal hospital. Of these a 11 0 fulfilled the required criteria. The study population was divided in two groups. Cases (n =55) were defined as patients who recurred following treatment after a period of at !east 12 months. Controls (n = 55) were defined as patients who did not recur and whose medical file contained a follow-up of at least 21 months. Women from both groups were matched according to age(± 5 years), lesion, treatment, and year of diagnosis (± 1 year).

Biopsies were obtained from the pathology department and were analysed by polymerase chain reaction (PCR). After quality control, 89,9% of the specimens were kept in the study for further testing conceming HPV status.

Since the groups compared both contained patients who were treated for a preinvasive lesion of the cervix, the study population was quite homogeneous. Our results did not show any significant variation between cases and controls conceming coitarche, cohabitation or parity. However, infection by a sexually transmitted disease (STD) particularly Candida albicans was significantly higher among cases p = 0,003.

Women treated for an HPV positive lesion were generally older. Of the women aged 30 or higher, HPV status was positive in 95,8%, compared to 66,7% ofthose aged 18-24 years (p = 0,018). Lesion was also significantly more severe among patients treated for an HPV positive lesions (p = 0,034) and older patients with 42,1% of the aged > 30 years treated for a CIN3-CIS compared to 2,6% ofthose aged 18-24 years (p < 0.001). Women living with their partner (p = 0,008) and women with at ]east one child vs none (p = 0,031) also suffered from a more severe lesion. According to our results, grade of lesion did not seem to be affected by coitarche or STD.

In this study, HPV status of the treated lesion did not influence treatment-recurrence time-interval. Neither could we show a relation between HPV and risk of recurrent lesion. In fact, infection rates in both cases and controls were quite similar, with 70,3% of cases and 66,7% of controls having been treated for an HPV positive lesion. These results translate into a non significant increased risk of recurrence of 1.5 in patients treated for an HPV positive lesion.

Only infection by a STD after treatment increased risk of recurrence significantly. Relative risk was found 6.5 times higher in women infected after treatment (95%CI = 1,467-28,804).

Type de document: Thèse Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Adjukovic, Djorde
Co-directeurs de mémoire/thèse: Franco, Eduardo L.F.; Lamoureux, Gilles
Mots-clés libres: -
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 30 avr. 2018 00:17
Dernière modification: 30 avr. 2018 00:17
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/6684

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