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Contribution du répertoire des lymphocytes B-1 dans l'induction d'une réponse antivirale

Meunier, Isabelle (2007). Contribution du répertoire des lymphocytes B-1 dans l'induction d'une réponse antivirale Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut National de la Recherche Scientifique, Maîtrise en virologie et immunologie, 152 p.

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Résumé

L'interaction entre le système immunitaire et les micro-organismes est souvent représenté comme un état d'équilibre, dans lequel chacun évolue en fonction des réponses de l'autre. Les milliers de pathogènes que nous rencontrons au cours de notre vie ont évolué de façon à ne pas être reconnu par le système immunitaire afin de pourvoir à leur cycle de réplication. Souvent, cela inclue l'inhibition de différentes voies de signalisation, le blocage des molécules de présentation ou des fonctions effectrices des cellules cibles mais aussi, la variation des protéines exhibées à la surface. Par opposition, notre système immunitaire a développé plusieurs lignes de défenses afin de freiner le plus tôt possible la réplication des pathogènes avant la mise en place d'autres mécanismes plus précis. Le système immunitaire inné est composé principalement de phagocytes, de cellules NK et d'une sous-population de lymphocytes B: les lymphocytes B-1. Ces cellules sont capables de sécréter de façon spontanée des molécules d'anticorps qui peuvent reconnaître une très grande variété de pathogènes et former des complexes immuns. Il a été démontré que ces derniers étaient plus efficacement recrutés aux organes lympho1'des et donc, que les anticorps naturels pourraient former un pont important entre l'immunité innée et l'immunité adaptative. La reconnaissance d'une multitude de micro-organismes est permise grâce à la variabilité qui peut être générée dans les récepteurs de cellules effectrices du système immunitaire. Chez les lymphocytes B-1, cette diversité est concentrée dans le récepteur des lymphocytes B ainsi que dans les molécules d'immunoglobulines sécrétées. Bien que le rôle des anticorps naturels dans le cadre d'infections virales ait été caractérisé, aucune étude n'a portée directement sur l'importance de la diversité du répertoire des anticorps naturels. Nous avons alors émis comme hypothèse que pour pouvoir reconnaître une grande variété de pathogènes et pour médier leur fonction protectrice, les anticorps naturels doivent posséder un répertoire diversifié. L'utilisation de souris transgéniques possédant des lacunes dans leur répertoire nous a révélé que la diversité du répertoire des anticorps naturels était importante pour une reconnaissance efficace des deux modèles viraux étudiés, soit le virus de la stomatite vésiculaire (VSV) et le virus de la chorioméningite lymphocytaire (LCMV). De plus, nous avons pu observer que seules les souris possédant un répertoire diversifié étaient capables de neutraliser le VSV. De plus, nous avons noté que les souris ayant un répertoire limité possédaient des titres viraux à la rate inférieurs à ceux des souris témoins. Ceci nous a donc indiqué, en premier lieu, que la diversité du répertoire des anticorps naturels était importante pour une reconnaissance des pathogènes ainsi que pour un recrutement rapide et efficace des pathogènes aux organes lympho"ides, possiblement grâce à la formation de complexes immuns. Dans un autre ordre d'idées, nous avons voulu établir un lien entre la présence et la diversité des anticorps naturels avec les réponses immunitaires adaptatives des lymphocytes T cytotoxiques et des lymphocytes B-2. Pour ce faire, des souris JHT ont été irradiées et infectées avec le LCMV afin d'évaluer la réponse cytotoxique des lymphocytes T et avec le VSV, afin d'évaluer la réponse humorale. Tout d'abord, l'analyse de la réponse des lymphocytes T cytotoxique par test de cytotoxicité cellulaire ne nous a pas permis d'établir de corrélation entre la présence des anticorps naturels et l'induction d'une meilleure réponse. Toutefois, nous avons pu observer, dans le modèle d'infection avec le VSV, qu'il y avait des titres plus élevés d'anticorps neutralisants chez les souris qui possédaient des anticorps naturels par opposition entre celles qui n'en possédaient pas. En conclusion, ces études démontrent qu'une pleine diversité du répertoire des anticorps naturels est cruciale pour une reconnaissance efficace des pathogènes, pour une activité neutralisante ainsi que pour un recrutement rapide aux organes lymphol'des. Suite au recrutement des particules virales vers la rate, nous avons pu observer que la réponse humorale dirigée contre le VSV était supérieure lorsqu'il y avait présence d'anticorps naturels. Étonnamment, nous n'avons pu établir de corrélation similaire avec l'induction d'une meilleure réponse cytotoxique des lymphocytes T dans le cadre d'une infection avec le LCMV. Néanmoins, ces études démontrent bien que les anticorps naturels, par la formation de complexes immuns, permettent de faire un lien entre le système immunitaire inné et le système immunitaire adaptatif, du moins, dans le cas de la réponse humorale.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Lamarre, Alain
Mots-clés libres: Lymphocyte ; b ; t ; immunolglobuline ; virus ; stomatite ; vesiculaire ; vsv ; choriomeningite ; lymphocytaire
Centre: Centre INRS-Institut Armand Frappier
Date de dépôt: 27 sept. 2013 14:44
Dernière modification: 14 déc. 2015 15:56
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/252

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