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Diversité microbienne des mares générées par la fonte du pergélisol en régions arctique et subarctique.

Dupont, Christiane (2009). Diversité microbienne des mares générées par la fonte du pergélisol en régions arctique et subarctique. Mémoire. Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, Maîtrise en sciences de l'eau, 158 p.

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Résumé

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Les mares de fonte sont formées par la dégradation locale du pergélisol en hautes latitudes. Les bouleversements climatiques actuels favorisent leur apparition dans les zones nordiques autour du globe. Les mares subarctiques en zone de pergélisol discontinu ont été échantillonnées au Nunavik au nord du Québec et résultent de l'affaissement de buttes pergélisolées. Elles sont caractérisées par une grande turbidité et une stratification thermique importante. Les mares arctiques en zone de pergélisol continu sont situées au Nunavut sur l'Île Bylot et sont des mares au creux de polygones à coin de glace et des canaux adjacents. Les mares arctiques sont moins profondes, plus transparentes et donc plus illuminées, entraînant la formation de tapis microbiens. Ces deux types de mare nordiques émettent des gaz à effet de serre (principalement du C02 et du CH4) vers l'atmosphère et attirent de plus en plus l'attention des scientifiques. La diversité microbienne de ces plans d'eau reste par contre grandement méconnue, de même que les variables limnologiques qui la régissent. Trois approches complémentaires ont été déployées pour caractériser la flore microbienne des mares de fonte: la taxinomie du phytoplancton, l'analyse de pigments diagnostiques et l'analyse moléculaire des picoeukaryotes via le DGGE (denaturing gradient gel electrophoresis). Les mares se sont avérées être très différentes au niveau physique, optique et chimique, tant au sein d'un même site qu'au niveau inter-site. Les mares subarctiques sont souvent dominées par les Chlorophyceae et les Chrysophyceae alors que les Cyanophyceae sont prépondérantes dans les mares arctiques. La diversité microbienne est sensiblement plus faible en zone arctique, tant au niveau phytoplanctonique que pigmentaire. Les assemblages picoeukaryotes (avec le DGGE) varient au sein d'une même mare subarctique entre la surface et le fond puisque les conditions limnologiques y sont très différentes. Des analyses statistiques révèlent que parmi les variables mesurées, le KdPAR (la lumière) et la pente spectrale (indice de qualité de la matière organique) seraient les deux facteurs influençant les patrons de répartition phytoplanctoniques. La diversité microbienne des mares de fonte s'est donc un peu dévoilée et des suggestions d'études futures sont finalement abordées.

Type de document: Mémoire
Directeur de mémoire/thèse: Laurion, Isabelle
Co-directeurs de mémoire/thèse: Lovejoy, Connie
Informations complémentaires: Résumé avec symboles
Mots-clés libres: habitat microbien; mares de fonte; pergélisol; réchauffement climatique; arctique; subarctique
Centre: Centre Eau Terre Environnement
Date de dépôt: 03 oct. 2013 15:38
Dernière modification: 17 nov. 2015 20:56
URI: http://espace.inrs.ca/id/eprint/1510

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